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Bertil Scali est écrivain, auteur-réalisateur, agent littéraire, éditeur, consultant pour des agences de publicité et des marques.

Son livre Hitler, mon voisin (Michel Lafon, 2013) a été réédité en livre de poche, traduit en 13 langues et publié dans une trentaine de pays, dont les États-Unis, la Chine, l’Italie, l’Allemagne, le Brésil, l’Espagne ou la Pologne. Bertil Scali a écrit et co-réalisé le documentaire Hitler, mon voisin qui a notamment été diffusé sur Netflix et Planète+.

De 1990 à 1992, il a écrit pour les magazines City Magazine, Elle et Détective. En 1993, il est entré à comme reporter au magazine VSD ainsi qu’à Radio Nova pour l’émission La Grosse Boule, avec Edouard Baer et Ariel Wizman. En 1995, il a été engagé comme reporter à Paris Match.

En 2004, il s’est associé avec Jérôme Sans, cofondateur avec Nicolas Bourriaud du Palais de Tokyo , pour lancer les éditions Scali, une maison d’édition destinée à publier des ouvrages autour des cultures de l’underground et actuelles (musiques rock, électro, poésie, fiction, cinéma, art contemporain, littérature, érotisme, carnets) sur des thèmes négligés ou controversés et des sujets en marge tels que l’histoire de la Gay Pride, par Oliviero Toscani, ou celle de la culture Goth sous la direction de Patrick Eudeline. Près de 200 livres ont été publiés de 2004 à 2008, avec des auteurs comme Richard Branson, Jonas Mekas, Virginie Despentes, Nina Roberts, Jean-Charles de Castelbajac, Joeystar, Bruce Benderson, Marie Darrieussecq, Dupuy et Berberian, Brian Epstein, Vic Darkwood, Philippe Jaenada, Bernie Bonvoisin, Margo Jefferson, Bruno de Stabenrath ou Olivier Cachin.

En 2009, il a travaillé pour BETC sur les City Guide Louis Vuitton.

En 2010 et 2011, il a relancé et dirigé les Éditions de La Martinière Textes, où il est toujours éditeur, publiant des ouvrages d’auteurs aux parcours de vie hors du commun, tels que Nelson Mandela, Richard Branson ou Chantal Jouanno, et des beaux-livres illustrés signé par des artistes engagés comme Jane Birkin ou France Gall.

En 2013, il a fondé Litcom qui associe des auteurs avec des marques.

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Hitler, mon voisin

L’histoire du livre Le documentaire Revue de presse

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Âgé de 5 ans, Edgar Feuchtwanger, fils unique d’un éditeur juif, a une enfance heureuse dans la ville de Munich. C’est un petit Allemand insouciant, choyé par ses parents et sa nounou, lorsque Adolf Hitler, chef du Parti national socialiste, s’installe dans l’immeuble d’en face. En 1933 se brise le bonheur de cette vie sans nuage. Hitler est nommé chancelier. Les parents d’Edgar, déchus de leurs droits de citoyens ordinaires, tentent de le protéger des humiliations. À l’école, sa maîtresse lui fait dessiner des croix gammées, ses camarades rejoignent les jeunesses hitlériennes. Depuis sa fenêtre, en regardant de l’autre côté de la rue, Edgar va assister à la préparation de la Nuit des longs couteaux, de l’Anschluss et de la Nuit de Cristal. Les Juifs sont arrêtés, son père est enfermé à Dachau où il connaîtra la peur, le froid et la faim. En 1939, Edgar est envoyé seul en Grande-Bretagne. Il y fera sa vie, sa carrière, fondera une famille et s’efforcera d’oublier le cauchemar de son passé. Un passé qui a soudain rejailli lorsqu’il a voulu, à 88 ans, raconter cette enfance enfouie. Éditions Michel Lafon 2013.

Traduit dans douze langues, adapté en documentaire, en diffusion sur Netflix.

L’histoire du livre

J’ai rencontré Edgar en 1995. Le quotidien britannique The Independent avait publié un court article racontant l’itinéraire de cet enfant Juif, Edgar Feuchtwanger, qui avait habité pendant dix ans en face de chez Hitler, à Munich, de 1929 à 1939. Quelqu’un avait déposé la coupure de presse sur mon bureau en me suggérant de traiter le sujet pour notre magazine, VSD. J’avais appelé à Londres et l’auteur de l’article m’avait donné le numéro de téléphone de la fille d’Edgar, Antonia, qui avait bien voulu me communiquer celui de son père. Quelques minutes plus tard, le rendez-vous était pris et le week-end suivant nous étions chez lui.

J’étais venu avec un photographe, Nicolas Reynard. Nous avions passé la journée à bavarder autour d’une tasse de thé, servie par Primrose, son épouse. Edgar nous avait raconté la vie à Munich sous Hitler. La vie des Juifs sous le IIIème Reich. Celle de sa famille. Il nous avait décrit les expressions du Führer. Vues par lui. De ses yeux d’enfant. Car il le croisait souvent dans la rue. Il se souvenait entendre parler de personnalités telles que Ernst Röhm, Neville Chamberlain, Benito Mussolini, et quelques autres, qui, pendant dix ans, passèrent sous ses fenêtres. Il nous avait montré ses cahiers d’écolier coloriés de croix gammées. Nicolas avait alors photographié Edgar derrière sa fenêtre, en noir et blanc. Et nous étions repartis.

J’ai depuis souvent encouragé Edgar à écrire ses souvenirs. Mais Edgar est historien et à ses yeux la vie des anonymes n’est pas forcément digne d’être racontée. Et puis, il avait tant d’autres livres à écrire ! Et le temps a passé. Nous sommes restés en relation. Nous téléphonant. Nous écrivant. Des lettres. Puis des mails. Bavardant parfois sur Skype.

La première fois que nous nous étions rencontrés, Edgar avait 70 ans et j’en avais 25. Lorsque nous avons rédigé cet ouvrage, en 2012, il en avait 87. J’en avais 42. Nicolas Reynard avait disparu dans un accident d’avion lors d’une expédition. Primrose était décédée le printemps précédent. « Je commence à me poser des questions sur l’éternité », m’avait dit Edgar. Il était temps d’écrire cet ouvrage. Alors nous sommes enfin partis sur les traces du Munich de son enfance. Avant que tout ne s’efface. Que tout disparaisse. Juste à temps.

Le documentaire

Écrit et coréalisé avec François Bordes, produit par Kuiv Productions, ce film a reçu le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.

A retrouver sur Netflix

Revue de presse

Villa Windsor

L’histoire du livre Revue de presse

Dans la résidence secrète de lady Diana, Dodi Al-Fayed, Wallis Simpson, Édouard VIII et Charles de Gaulle.

Si Lady Diana et Dodi Al-Fayed n’étaient pas morts, cette nuit du 30 août 1997, ils auraient vécu villa Windsor, près de Paris. Quelques heures avant le tragique accident, la princesse et son amant visitent secrètement cet hôtel particulier de Neuilly, là où fleurissent les jardins de Bagatelle. La demeure a déjà accueilli un autre couple de proscrits illustres : le roi d’Angleterre Édouard VIII et Wallis Simpson, une Américaine deux fois divorcée pour qui, le 11 décembre 1936, le souverain décida d’abdiquer afin de devenir simplement le duc de Windsor…

Les vies qui se sont succédé ici dessinent une histoire singulière de l’Europe où se croisent Renée Van Cleef, l’héritière de la célèbre maison, Adolf Hitler pour qui le duc de Windsor eut une sympathie qu’il paiera cher, Winston Churchill, Coco Chanel, lord Mountbatten, le prince Charles et, bien sûr, la reine Élisabeth. Sans oublier Charles de Gaulle qui occupa la Villa à la Libération et s’amusa même à y entreposer la voiture du Führer…

Quatre-vingts ans après l’abdication d’Édouard VIII, vingt ans après la mort de Lady Di, les derniers témoins, des voisins, des amis de toujours, des employés fidèles des Windsor, ont confié à Bertil Scali leurs souvenirs de cette époque révolue.

Bertil Scali est l’auteur du best-seller Hitler, mon voisin. Souvenirs d’un enfant juif, écrit en collaboration avec Edgar Feuchtwanger, un récit historique salué par la presse internationale et déjà traduit en 12 langues.

 

L’histoire du livre

La pelouse de Bagatelle, devant la villa des Windsor, est l’un de mes plus tendres souvenirs. Les images de mes premiers pas sur cette herbe verte, des mottes de terre et des trèfles à trois ou quatre feuilles – il y en avait beaucoup – remontent maintenant à plus de 45 ans. Mes grands-parents me gardaient souvent chez eux pour le week-end.

Je ne pense pas avoir alors prêté une attention particulière à la maison des Windsor. Lorsque je suis retourné la voir pour écrire ce livre, le portail m’a simplement paru familier. Mais je me suis souvenu, surtout, de la chaîne en fer forgé devant la petite contre-allée qui y mène. Je jouais à tenir en équilibre dessus.

Je n’ai appris l’existence de la maison des Windsor qu’en 1997, à la mort de Diana. Reporter à Paris Match, je tenais ce week-end-là la permanence à la rédaction du magazine. Dans les jours qui suivirent, alors que j’enquêtais avec mes confrères de Match sur les circonstances de l’accident, on apprit que Diana s’était rendue le jour même dans cet hôtel particulier, dont le père de Dodi était le locataire. Mes grands-parents, et mes parents aussi, avaient toujours su que le duc et la duchesse de Windsor y avaient vécu. Ils savaient aussi que le général de Gaulle y avait également habité.

Près de vingt ans plus tard, en 2014, j’ai lu dans Le Figaro une interview de Jean-François Girardin, le chef de l’Espadon, le restaurant du Ritz, racontant le dernier repas qu’il avait servi à Diana et Dodi : une salade de homard et une omelette aux truffes. Il révélait aussi que leur conversation concernait les plats, composés de viandes, de poisson et de poulet, que les deux amants lui avaient commandé pour le lendemain… à la Villa. Dodi allait lui offrir la bague de fiançailles le soir-même, dès leur retour à son appartement de l’Étoile, et demain serait leur premier déjeuner de « jeunes fiancés ».

C’est alors que j’eus l’envie de raconter l’histoire des Windsor – et à travers ce récit de faire celui de tout un milieu, celui de Bagatelle, ce quartier de Neuilly, et de son évolution sur un demi-siècle. Et de remettre en scène l’atmosphère à la fois légère et pesante de l’après-guerre.

 

Revue de presse

C’est au programme

« Villa Windsor » présenté par Sophie Devant et Damien Thévenot, avec des documents exceptionnels : visite de la maison par Frédéric Mitterrand, photos du duc et de la duchesse avec Hitler, dernières photos de Diana et Dodi, de Gaulle en famille…

« Nous allons vous raconter une histoire incroyable : celle d’une villa dans le Bois de Boulogne à Paris, baptisée la Villa Windsor. C’est un hôtel particulier du Second Empire qui fut entre 1953 et 1986 la résidence d’un couple mythique : le Duc et la Duchesse de Windsor. Mais pas seulement. Si Lady Diana et Dodi Al Fayed n’étaient pas décédés tragiquement dans la nuit du 30 août 1997, le couple aurait vécu Villa Windsor. »

(Culture) « Villa Windsor » : la résidence secrète… parisienne

« Villa Windsor » présenté dans l’émission de Sophie Davant, « C’est au programme »

 

Paris-Match

LA VILLA WINDSOR N’AURA PAS FINI DE NOUS SURPRENDRE.
Savait-on que de Gaulle y avait installé son quartier général à son retour de Londres, bien avant qu’elle ne scelle le sort de deux couples sans royaume ? Ou que Diana et Dodi avaient prévu d’y célébrer leur déjeuner de fiançailles… le lendemain de leur disparition tragique ? De révélations étonnantes en anecdotes cocasses, Bertil Scali nous ouvre les portes de cette demeure aristocratique au cœur du Bois de Boulogne, qui abrita les amours interdites et le train de vie luxueux du duc et de la duchesse de Windsor. Il livre un récit captivant et intime sur ce couple au destin royal contrarié et aux amitiés fascistes controversées. Et ressuscite les personnages célèbres et anonymes qui ont hanté ces lieux. Corinne Thorilon.
www.parismatch.com

 

France Dimanche

C’est à Paris, dans l’hôtel particulier où ont vécu le duc et la duchesse de Windsor, que Diana avait l’intention de s’installer avec  Dodi Al-Fayed.

Par une belle après-midi, samedi 30 août 1997, une Range Rover franchit les grilles du magnifique hôtel particulier du boulevard Richard-Wallace, baptisé la villa Windsor. À son bord, la princesse Diana et son compagnon Dodi Al-Fayed. La jeune femme, émerveillée, découvre pour la première fois la haute bâtisse blanche et grise, entourée de marronniers, qui doit devenir, pour elle et pour Dodi, la maison du bonheur.

Un bonheur auquel la princesse commence à croire depuis son coup de foudre pour le séduisant play-boy sur le Jonikal, le fabuleux yacht du père de Dodi, l’homme d’affaires égyptien Mohamed Al-Fayed.

Après un mariage houleux avec le prince Charles, et la fin de sa romance avec le chirurgien Hasnat Khan, Lady Di a en effet retrouvé la joie de vivre auprès de ce charmant jet-setter, qui, de son côté, est tombé éperdument amoureux de cette sexy lady aux exquises manières.

Alors que Diana s’avance dans l’allée qui mène à la villa, les images de ce fol été lui reviennent en mémoire. Semaine après semaine, les deux amants ont passé le mois d’août à sillonner la mer, à nager, à s’embrasser tels des adolescents, comme si leurs vacances ne devaient jamais finir.

Avant de pénétrer dans la maison endormie, la princesse imagine son avenir avec Dodi. Un avenir qu’elle voit en rose. Il sera fait de voyages impromptus en jet privé, et de croisières sur le Jonikal. Avec son chéri, ils vivront sur tous les continents au gré des saisons mais surtout à Paris, dans cette villa, qui abritera leur passion contre vents et marées.

C’est Dodi qui a décidé d’installer leur nid d’amour dans ce bel hôtel particulier dont son père est devenu l’heureux locataire en 1986. Un hôtel rempli de souvenirs d’un autre couple d’amoureux célèbres : construite en 1880 par l’architecte Gabriel Jean Antoine Davioud, la demeure a été mise en 1953 à la disposition du duc et la duchesse de Windsor.

Mais à en croire le passionnant ouvrage de Bertil Scali intitulé Villa Windsor, les lieux ont accueilli, en 1944, un autre hôte illustre… le général de Gaulle. Rentré de son exil londonien, le chef de la France libre y avait en effet installé son état-major. Il y recevait tous ceux et celles qu’il souhaitait voir reconstruire avec lui le pays de demain. Un spahi marocain conduisait les invités au salon où les accueillaient le Général, en uniforme, et tante Yvonne, vêtue d’une longue jupe noire et d’une tunique brillante.

Ce n’est pourtant pas au libérateur de Paris auquel Diana pense alors qu’elle pénètre à l’intérieur de la maison à la suite de son amant. En parcourant les pièces somptueuses de sa future résidence, la princesse songe avec émotion à Edward VIII, qui, en 1936, avait abdiqué pour pouvoir épouser la femme qu’il aimait. Diana, qui a glissé son bras sous celui de Dodi, est bouleversée en découvrant toutes les œuvres d’art et objets précieux, témoins de la folle passion qui a uni jusqu’à leur dernier souffle les plus célèbres parias du royaume de Grande-Bretagne et d’Irlande.

En contemplant le monde extravagant des Windsor, dont l’amour avait triomphé de la Couronne, elle ne peut cependant pas s’empêcher de trembler. Tout l’été, la presse britannique, que ce soit le Times ou le Daily Telegraph, s’est en effet déchaîné contre elle et Dodi. Au Royaume-Uni, on a crié au scandale devant les photos de leur bonheur, de ce long baiser passionné échangé sur le pont du Jonikal.

Mais son angoisse se dissipe peu à peu tandis que Diana poursuit sa visite, comme si la maison lui chuchotait qu’elle allait dorénavant vivre heureuse dans ses murs. Rassurée, c’est avec beaucoup d’émotion qu’elle contemple les trésors légués par la duchesse à l’Institut Pasteur. Trésors que Mohamed Al-Fayed, qui s’est engagé à rénover à l’identique cette demeure historique, a rachetés à cette illustre institution.

Le propriétaire du Ritz et de Harrods a également tout fait pour retrouver le mobilier des Windsor chez des particuliers, dans les boutiques d’antiquités et lors de ventes aux enchères à Paris, Londres ou New York, dans le but de rendre hommage à ce couple mythique. « Il a engagé des décorateurs de l’époque, la maison Jansen, afin de donner à la villa son éclat passé. Il a fait restaurer un à un les objets que ses émissaires sont allés chercher aux quatre coins du monde », explique Bertil Scali dans son livre.

À la suite de Dodi, Diana continue à explorer la maison. La jeune femme se penche sur ces objets de famille, boutons de ­manchette, étuis à cigarette, médailles, pendentifs, théières, presse-papiers, bagues, colliers, qui racontent tous l’histoire d’un grand amour.

La Princesse des cœurs a même les larmes aux yeux face à la photo du duc et de la duchesse lors du réveillon de 1949, lui en smoking, elle en robe du soir, dansant amoureusement joue contre joue.
Mais si Diana est émue devant les merveilles dont la villa Windsor regorge, Dodi, lui, n’en veut pas. Il est hors de question pour lui de vivre au milieu des souvenirs d’Edward et Wallis. Sur ce point, il a été très clair, et son père est tombé d’accord. « La vente des objets est déjà prévue pour le mois de septembre. Tout sera à nouveau disséminé », écrit Bertil Scali.

Pour Dodi, cette maison doit en effet être désormais le témoin d’une autre histoire, celle de son amour pour cette belle princesse dont il est éperdument épris. À lui et à Diana de remplir ce temple dédié à leur couple d’objets qu’ils auront eux-mêmes choisis. Des objets qui leur rappelleront tous les moments heureux de leur mariage, voyages, fêtes d’anniversaire ou même, pourquoi pas, la naissance de leurs futurs enfants.

Car ce play-boy, qui a enchaîné jusque-là les relations de courte durée avec des starlettes et des mannequins, a la ferme intention de s’unir avec Diana pour le meilleur et pour le pire. En accompagnant sa chérie dans sa découverte de la maison, il repense donc à la bague que tout à l’heure, après avoir quitté sa princesse, il ira chercher chez le bijoutier Repossi, place Vendôme, en face du Ritz.

De son côté, alors qu’elle admire les pierres portées jadis par Wallis Simpson, Diana songe à cette bague fabuleuse que Dodi et elle ont choisie quelques jours plus tôt à Monte-Carlo et qu’elle a glissée à son doigt. Sertie d’un diamant en forme de rectangle entouré de dizaines de brillants, elle fait partie de la collection de bagues de fiançailles « Dis-moi oui ».

Un « oui » que Diana a bien l’intention de répondre ce soir à son amoureux, lorsque Dodi lui demandera d’être sa femme, dans son appartement de l’Étoile. Le lendemain, ils iront déjeuner tous les deux dans leur nid d’amour et feront de tendres projets. Elle s’imagine déjà décorant une chambre d’enfant dans des tons rose pastel. Car, cette fois, elle aura peut-être une fille, issue de son amour pour Dodi, cet homme épris et attentionné qui la comble de bonheur.

Ce bonheur s’est hélas brisé au petit matin du 31 août, où Diana et Dodi ont été fauchés dans la fleur de l’âge. La villa Windsor est restée vide, sans vie. Elle pleure toujours les amants disparus.

Catherine Venot

http://www.francedimanche.fr/infos-people/royaute/diana-caurait-du-etre-son-dernier-nid-damour%E2%80%89/

 

Sud-Ouest

Bertil Scali, ancien du magazine « Paris Match », a écrit son dernier roman dans la librairie pessacaise. Pour être tranquille .

Le parcours de Bertil Scali est un peu improbable. De Neuilly à Pessac pour écrire sur la princesse Diana, l’icône décédée dans un accident de voiture sous le pont de l’Alma, à Paris, avec son amant Dodi Al-Fayed, le 31 août 1997. Un parcours relaté dans son dernier roman, « La Villa Windsor » (1).

Au départ est l’enfance, comme pour tout le monde. « Mes grands-parents paternels comme maternels habitaient pas loin de la Villa Windsor. Un hôtel particulier qui appartient à la Ville de Paris et qui a abrité dans ses murs le duc de Windsor, ex-roi Edouard VII, et Wallis Simpson, sa maîtresse américaine divorcée. La princesse Diana avait pour projet de s’y installer au moins temporairement quand elle est morte.

Y sont passés aussi le général de Gaulle, Coco Chanel ou Renée Van Cleef, une des héritières aux bijoux éponymes. À côté du bois de Boulogne donc.

L’auteur, Bertil Scali, est un ancien du magazine « Paris Match », longtemps en poste à Londres, d’où son attirance pour la famille d’Angleterre.

Ce qui n’explique pas pourquoi il a choisi Pessac pour écrire. « J’habite ici depuis un an et demi. Avec mon épouse et mes trois enfants, on cherchait à quitter Paris. S’offraient à nous des villes comme Bruxelles, Lille, Rennes, Nantes ou Lyon mais c’est l’agglomération bordelaise qui nous a séduits. Franchement, cette région, c’est ce qu’il y a de mieux, bien mieux que ce qu’on imaginait au départ. Nous avons eu un vrai coup de cœur et découvert des gens qui sont bien plus sympathiques que ce qui dit leur réputation. » Non comptant d’écrire à Pessac son troisième ouvrage (2), il s’est installé dans les locaux de la librairie Le 45e Parallèle pour le faire. « C’est une librairie que j’aime bien. Je préfère écrire en dehors de chez moi. Pour ne pas être perturbé y compris par les discussions familiales. Dans la librairie, on est au calme, je peux prendre un thé ou un café. »

L’écriture lui a pris deux mois qui sont venus après un an et demi de recherches. « Tout ce qui est factuel est vrai mais les scènes sont reconstituées, comme les mises en situation et les dialogues pour que ce soit romanesque. »

JEAN-FRANÇOIS RENAUT

(1) « La Villa Windsor », aux éditions Michel Lafon. Dédicaces ce soir à partir de 19 h 30 à la librairie 45e Parallèle. (2) « Un jour comme un autre » et « Hitler, mon voisin ».

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