De haut en bas, de gauche à droite :panorama de la ville et la collégiale St-Pierre; La Fontaine de la Place d'Armes;Église Notre-Dame-de-l'Annonciation; le beffroi; peinture du beffroi par J.B. Corot (1796-1875); la Scarpe; les fêtes de Gayant.
La ville de Douai est très proche de grandes capitales européennes comme Bruxelles (à 140 km et à 1 h 40 min de trajet), Paris (à 190 km, reliée en un peu plus d'une heure en TGV[2]) ou Londres (à 290 km). La ville est située à 38 km de Lille (19 minutes de trajet en train, 35 minutes en voiture) entre Arras, Cambrai et Valenciennes.
Douai est la ville la plus méridionale de Flandre, à la limite avec l'Artois.
Les axes de communication sont nombreux à Douai et font d'elle une ville carrefour. La gare de Douai occupe une place importante dans cette organisation. La ville est aussi un maillon du réseau de bus EVEOLE (totalement gratuit) et le réseau de transport urbain (SMTD).
La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle est drainée par la Scarpe canalisée, le canal de la Deûle, la dérivation de la Scarpe, l'Escrebieux, le Collecteur du Chemin Vert, le Courant de l'Enfant Jesus, la dérivation de la Raches[3], la Traitoire de Sin[4], le canal de Jonction à Douai du Conf Scarpe canalisée à dérivation de la Scarpe[5], la Cunette ou Scarpe[6], le Godion Inverse[7], le Lambres-lez-Douai[8] et divers autres petits cours d'eau[9],[Carte 1].
La Scarpe, canalisée en 1820, traverse le centre de Douai. Ce canal au gabarit étroit est doublé par un canal de dérivation ouvert en 1895 qui passe à l'ouest des boulevards de ceinture de la ville ancienne (emplacement des anciennes fortifications)[10]. Ce canal de dérivation est devenu un élément de la liaison à grand gabarit Dunkerque-Escaut aménagée vers 1960. Il relie le confluent du canal de la Sensée (autre partie de la liaison à grand gabarit) avec le canal de la Scarpe supérieure (à petit gabarit) à Corbehem au sud de l'agglomération, au confluent du canal de la Deûle (également partie du canal à grand gabarit) avec le canal de la Scarpe inférieure à Flers-en-Escrebieux au nord. La Scarpe inférieure canalisée à gabarit Freycinet, longée sur sa rive droite par une voie verte, est un affluent de l'Escaut, le confluent étant situé à Mortagne-du-Nord.
Un port pour la batellerie se trouve à Dorignies au nord de Douai.
Le canal de la Deûle est un canal, chenal navigable, d'une longueur de 59 km, prend sa source dans la commune et se jette dans la Lys à Deûlémont, après avoir traversé 40 communes[11].
Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Scarpe aval ». Ce document de planification concerne un territoire de 624 km2 de superficie, délimité par le bassin versant de la Scarpe aval, comprenant la Pévèle, la plaine de la Scarpe et le bassin minier avec l'Ostrevent. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le , puis révisé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le parc naturel régional Scarpe-Escaut[13].
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[14]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[15]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[16] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[17]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[18],[19].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 701 mm, avec 1,2 jours de précipitations en janvier et 9,3 jours en juillet[14]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 729,2 mm[20],[21].
La température maximale relevée sur cette station est de 40,8 °C, atteinte le ; la température minimale est de −20,5 °C, atteinte le [Note 1].
Statistiques 1991-2020 et records station DOUAI (59) - alt : 26 m, lat : 50°23'22"N, lon : 3°04'01"E (à 2,2 km) Records établis sur la période du au
La commune s'inscrit dans les « paysages miniers » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)[Note 2],[22]. Ces paysages, qui concernent 205 communes réparties sur les départements du Nord et du Pas-de-Calais, sont constitués de 47,8 % de cultures, de 30,7 % d'espaces artificialisés, de 5,90 % de forêts et de milieux semi-naturels, de 5,20 % de prairies naturelles, permanentes, de 4 % d’espaces industriels, 3 % de friches industrielles, de 1,7 % de cours d'eau et plan d'eau et 1,6 % de terrils. À titre de comparaison, les cultures, qui ici, arrivent en tête avec 47,8 %, représentent 80 % des « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes », ce qui montre l'importance des espaces artificialisés, industriels et de friches industrielles avec 37,7 % de ces paysages miniers[23].
Ces paysages miniers, terre de charbonnages, avec ses terrils, sont une des formes paysagères qui confère une identité forte à la région Nord-Pas-de-Calais et depuis 2012, la valeur universelle et historique du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est reconnue et inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Il y a eu jusqu’à 350 terrils et on en dénombrait encore 200 dans les années 2000. Aujourd'hui reconvertis en sites naturels, certains de ces terrils connaissent une nouvelle vie originale comme celui de Nœux-les-Mines transformé en domaine skiable[23].
Ces paysages s'articulent, d'ouest en est, autour de quatre grands pôles : le bruaysis et béthunois ; le lensois ; le douaisis et le valenciennois. Les principaux éléments qui structurent ces paysages de 80 kilomètres de long sur 15 kilomètres, dans sa plus grande largeur, sont, d’ouest en est, les cinq principaux centres urbains que sont Bruay-la-Buissière, Béthune, Lens, Douai et Valenciennes, les autoroutes A1 et A21 et la ligne LGV Nord et les canaux, fleuve et rivières comme le canal de la Bassée, la Deûle, l’Escaut et la Scarpe[23].
Au , Douai est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[24].
Elle appartient à l'unité urbaine de Douai-Lens[Note 3], une agglomération inter-départementale regroupant 67 communes, dont elle est ville-centre[Note 4],[25],[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Douai, dont elle est la commune-centre[Note 5],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 61 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[26],[27].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de donnéeseuropéenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (81,1 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (73,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante :
zones urbanisées (54,6 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (22,3 %), terres arables (13,4 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (4,3 %), prairies (3,4 %), zones agricoles hétérogènes (1,9 %), forêts (0,1 %)[28]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].
La ville de Douai est une commune entièrement urbanisée. Elle est composée de zones résidentielles de différentes époques. On voit cohabiter des quartiers nobles et bourgeois du XVIIIe siècle avec des quartiers populaires de l'époque des charbonnages. Son centre politique se situe dans la partie ancienne. L'hôtel de ville et son beffroi le symbolisent.
Douai présente une mosaïque de quartiers. La gare est le cœur névralgique des déplacements, tandis que la sous-préfecture incarne l'administration et la gouvernance locale. La place d'Armes et du Barlet, animée et historique, est le lieu de rencontres et de rassemblements, tandis que la place Carnot offre une atmosphère charmante et pittoresque. La ville compte cinq quartiers prioritaires pour un total de 10 466 habitants, soit un quart de la population municipale[29].
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Douai en 2018 en comparaison avec celle du Nord et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (1,2 %) inférieure à celle du département (1,6 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 37,1 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (35,4 % en 2013), contre 54,7 % pour le Nord et 57,5 % pour la France entière[I 3].
Le tram de Douai est en réalité un système de bus à haut niveau de service (BHNS) circulant sur voie propre appelé tout d'abord "tramway". Le Syndicat mixte des transports du Douaisis (SMTD) réalise un projet d'autobus à guidage magnétique au sol, entre Douai (Cité technique) et Guesnain. Le SMTD a préféré prendre de l'avance et a donc déjà mis en place des nouvelles infrastructures, comme la distribution des nouveaux tickets (qui seront remplacés par un système gratuit).
Il circule sur une voie réservée en béton dans laquelle ont été implantés, tous les 4 mètres, des plots magnétiques protégés par de la résine qui émettent des signaux « lus » par le véhicule au moyen d'un système informatique embarqué. La ligne A, longue de 12 kilomètres, dessert 21 stations distantes d'environ 400 mètres les unes des autres. Avec une fréquence de 10 minutes en heure de pointe, il transporte 900 voyageurs par heure. Dix rames de 18 mètres et 2 rames de 24 mètres sont en service. Elles sont accessibles aux personnes à mobilité réduite, grâce au plancher bas intégral et aux stations ajustées à leur hauteur, mais aussi aux personnes dont la vue est déficiente. Ces rames sont propulsées par un moteur à gaz ou un système hybride. Le système fonctionne sans caténaires. Le montant de l'investissement s'élève à 110 millions d'euros hors taxes. Il est aussi prévu la construction de la ligne B pour 2024/2025.
L'extension de la ligne A se termina en 2016, reliant les communes de Lewarde, Masny, Ecaillon et Auberchicourt jusqu'à Aniche (lycée Edmond-Labbé) d'une part, d'autre part jusqu'à l'avenue Delattre de Tassigny à Douai. La ligne A est la plus grande ligne de transports en commun du réseau ÉVÉOLE, s'étalant sur près de 20 kilomètres.
Fin 2015, les rames du "tram ÉVÉOLE" sont mises à l'arrêt et remplacées par 16 bus articulés (ÉVÉA). Le système de guidage électromagnétique n'a jamais pu être testé ni même validé et les véhicules s'avèrent mécaniquement peu fiables.
Depuis , le réseau est entièrement gratuit, ce qui a engendré une augmentation de sa fréquentation[32].
Le toponyme n'est connu que par des formes médiévales dont l'étymologie est obscure. Il s'agit peut être d'une formation toponymique gauloise ou gallo-romaine en -acum, suffixe marquant la localisation ou la propriété. Le premier élément Do-, Du- doit représenter le nom de personne gaulois Dous[35]. Le suffixe latin -acum peut devenir -ai/-ay en français (Bagacum > Bavay).
Douai est une création médiévale découlant de conditions naturelles singulières mais surtout de sa position de charnière entre le royaume de France et le comté de Flandre. Sur un ilot de la Scarpe, près du gué qui permettait le franchissement, deux noyaux constituèrent les points de développement de la ville[36].
Folio 36 recto du cartulaire AA 84, contenant les copies de 94 actes accordés à la ville et par la ville, au Moyen Âge et au début de l'époque moderne (archives communales).
La période médiévale fut pour Douai une période de grande prospérité découlant de ses activités commerciales (la vente des grains) et artisanales (la draperie) mais aussi de l'autonomie octroyée par le Comte de Flandre qui donnait à la ville le pouvoir de se gérer elle-même. La cité comptait à son apogée de 10 000 à 15 000 habitants.
Au XIe siècle, une dérivation du cours de la Sensée vers la Scarpe aménagée à Vitry-en-Artois façonne jusqu'à aujourd'hui sa physionomie. Gagnant en débit, il fut dès lors possible d'augmenter son trafic. De fait, située au cœur d'un terroir agricole d'une grande richesse, Douai dispose à partir de 1301, par concession du roi Philippe le Bel, d'un droit d'étape, soit le privilège du commerce des grains dans la région, des lieux de production au sud vers les lieux de consommation au nord. Ce privilège, qui devint avec le temps la principale ressource de la ville, était un droit vital que Douai défendit farouchement jusqu'au XVIIe siècle.
Moins rémunérateur pour la ville que le commerce des grains, la draperie est toutefois emblématique de l'âge d'or de Douai qui, au XIIIe siècle, avec Bruges, Gand, Ypres et Lille, sera à ce titre comptée parmi les cinq « bonnes villes » de Flandre. Selon Georges Espinas[37]. Employant de très nombreux artisans, mobilisant de forts capitaux, la draperie douaisienne s'est répandue dans toute l'Europe, parfois très loin, en Russie (marché de Novgorod), sur les confins de la Baltique mais aussi en Italie comme dans la Péninsule Ibérique.
Autre trait médiéval qui fait la renommée de la ville, les libertés communales sanctionnées par Philippe d'Alsace, comte de 1157 à 1191. « La liberté et la loi de Douai », transformant peut être la coutume en charte, a été accordée par Ferrand du Portugal en 1228. Le pouvoir local dépend à l'origine de seize échevins, tous égaux, cooptés selon un système de désignation à plusieurs degrés. Il ne concerne que les bourgeois. Les manants[Note 6]. comme les forains[Note 7] sont exclus du pouvoir par définition.
L'action scabinale s'exprime d'abord par les bans, très nombreux au XIIIe siècle, régissant, outre les activités artisanales, toute l'édilité de la ville, les fossés et les remparts, l'état des rues et des maisons. Les échevins ont très tôt le souci d'inscrire leur pouvoir dans des actes et lieux symboliques, face au bailli qui incarne une présence comtale toujours concurrente avec le sceau de la ville créé en 1201, la halle - palais municipal surmonté du beffroi au siècle suivant - en 1205, le premier chirographe en 1224, le premier ban en 1229.
En 1330, Robert de Douai fonde la Confrérie des Clercs parisiens qui fait de Douai une ville littéraire surnommée l'Athènes du Nord[38].
Jusqu'en 1369, Douai comme Arras, est une cité frontalière que se disputent le roi de France et le comte de Flandre. Avant cette date, qui marque jusqu'au XVIIe siècle le retour définitif à la Flandre, la ville change de maître plusieurs fois.
La religion, inséparable de Douai, est organisée pour le séculier en six églises paroissiales ainsi que de nombreuses congrégations religieuses dont les refuges installés dans la cité par les monastères du plat pays, toujours soucieux de disposer d'un lieu de sûreté en cas de guerre. Ainsi le « Constantin » des bénédictins de l'abbaye de Marchiennes, devenu Parlement de Flandre. Dans la Contre-Réforme catholique, Douai exprime sa fidélité, comme son orthodoxie, ainsi que le prouvent les fondations de couvents qui apparaissent aux XVIe et XVIIe siècles. Cette « invasion conventuelle »[39] s'exprime aussi à travers le soutien apporté au mouvement missionnaire catholique destiné aux États passés au protestantisme, principautés allemandes, Provinces-Unies mais surtout royaume d'Angleterre ainsi la fondation - en 1568 et à l'initiative du cardinal Allen - du collège anglais de Douai où est achevée, en 1609, la traduction anglaise de la Bible, connue sous le nom de « bible de Douai »[40]. De nombreux missionnaires anglais sont formés a Douai dans ce collège. Beaucoup d'entre eux meurent victimes des persécutions anti-catholiques en Angleterre. 19 d'entre eux ont été canonisés par l'Église Catholique. Douai est mentionnée beaucoup plus tard dans l'encyclique Aeterni Patris (1879) du pape Léon XIII comme ayant été l'un des grands centres d'études théologiques des siècles précédents[41].
Le rattachement de Douai à la Flandre, qui avait dans une certaine mesure protégé la ville des destructions de la guerre de Cent Ans, se retourne quand les conflits embrasent l'Europe du Nord à partir de 1618. En 1635, la déclaration de guerre de Richelieu à l'Espagne plonge la région dans la ruine.
Dès lors, Douai va s'intégrer au rideau de défense du royaume. Vauban améliore les fortifications existantes et crée l'infrastructure qui manquait à la place, ainsi des casernes (ancien collège de Marchiennes), un arsenal (ancien prieuré Saint Sulpice) et une fonderie de canons, édifiée à l'emplacement de l'ancien château des comtes de Flandre[44].
La ville, ainsi que son plat pays, sortent ravagés d'un conflit de près d'un demi-siècle. Soucieux d'éviter l'anarchie dans la reconstruction qui s'annonce, les échevins édictent le célèbre « règlement de 1718 ». Outre l'alignement sur la rue et la limitation des hauteurs, la façade des maisons doit être homogène. Cette reconstruction, qui donne jusqu'à présent au centre de Douai une remarquable unité architecturale, exprime un « goût français » qui s'épanouit tout au long du siècle. La ville reconquise, comme le montre le plan relief de Douai de 1709, était d'une apparence toute flamande. Le « retournement des toitures » - le petit côté n'est plus sur la rue - la fait disparaître en quelques décennies.
Tirant la leçon des erreurs commises après la conquête de 1667, le roi répond aux aspirations des Douaisiens en installant dans la ville en 1714, le Parlement de Flandre. La Cour est installée, au pied de la Scarpe, au « Grand Constantin », refuge de l'abbaye de Marchiennes. Avec l'installation du Parlement de Flandre, la ville profite durant le XVIIIe siècle d'une incontestable prospérité à laquelle contribuent deux autres institutions qui façonnent à leur tour et durablement son profil urbain, sinon social : l'université et l'armée. En 1744, les 2 000 étudiants douaisiens se partagent pour les trois quarts dans la faculté des arts et pour l'autre quart en théologie ou en droit[46].
Bastionnée sur tout son pourtour, Douai est dotée de nombreuses casernes, d'arsenaux, d'écoles militaires et est une place de première importance. Au début du XVIIIe siècle, près de 5 000 hommes et 1 500 chevaux peuvent y loger (sur une population totale estimée à 12 000 habitants).
Ville judiciaire, Douai soutient le nouveau cours ainsi le plus célèbre de ses avocats, Merlin dit de Douai[47]. Les cahiers restent mesurés dans leurs doléances qui se concentrent sur le maintien des libertés provinciales tout en proposant cependant la suppression des abus les plus criants de la féodalité[réf. nécessaire].
Plusieurs réformes de la Constituante connaissent à Douai des effets majeurs. À la fin 1790, sont supprimées la profession d'avocat ainsi que toutes les juridictions anciennes[48]. Ensuite, le refus de reconnaitre la constitution civile du clergé pousse certains notables soit au retrait, soit à l'émigration[36]. La vente des biens nationaux représente à Douai une mutation immense dont les conséquences sur le bâti sont encore perceptibles aujourd'hui. En un instant, le fruit multiséculaire des dons, héritages, achats des ordres religieux se disperse.
La guerre déclarée par le roi contre l'Autriche en avril 1792 met Douai aux avant-postes du conflit puis de la Terreur. Pour autant, Douai reste très mesurée dans ses manifestations révolutionnaires, sans doute grâce à l'attitude du conventionnel Florent-Guiot qui reste en poste de à [49]. Beaucoup plus modéré que son voisin d'ArrasLe Bon, il frappe les extrémistes ou les contre-révolutionnaires en choisissant plutôt la mise à l'écart que la peine de mort.
Dans la ville, la tourmente révolutionnaire sera plus courte en durée que la guerre. Pour autant, la victoire de Fleurus le repousse définitivement la menace étrangère. Placée en retrait de la ligne Lille-Valenciennes, Douai devient une base arrière essentielle dans la défense des frontières. Sous le Directoire puis l'Empire, elle est un important dépôt militaire[50].
La création du département du Nord en fait de Douai un chef-lieu. Mais en 1803, ce dernier déplacé à Lille, la ville devient sous-préfecture mais reçoit en compensation plusieurs institutions départementales : la cour d'appel, le commandement militaire du Nord[51], le lycée impérial en 1802 et enfin en 1808, quand l'enseignement supérieur est réorganisé, une université (facultés des lettres et des sciences).
Après les événements révolutionnaires, Douai, transformée, conserve cependant ses logiques anciennes, notamment une élite catholique et conservatrice, qui accompagne en partie l'industrialisation de la fin du siècle.
L'université installée sous le Premier Empire ayant été supprimée dès la Restauration, il faudra attendre le Second Empire pour voir réapparaitre les facultés dans la ville. Jules Maurice, maire depuis 1852, sera l'artisan de cette victoire durement acquise en 1854 quand, à cette date, s'installe la faculté des lettres. S'appuyant sur la cour d'appel et l'ensemble des professions qui s'y attachent, la faculté de Droit s'y ajoute en 1865[36].
Si la première moitié du XIXe siècle ne connaît aucun aménagement important, la fin de la monarchie de Juillet, mais surtout le Second Empire, voient toutefois apparaître dans la ville plusieurs travaux de grande ampleur. Ainsi, la construction de la ligne de Paris-Nord en 1846 donne à la gare de Douai une importante fonction d'étape entre Arras et Lille. De même, n'oubliant pas le rôle majeur de la Scarpe dans la vitalité de la cité[52], les édiles réalisent à partir de 1893 le canal de dérivation[36]. Son inauguration, deux ans plus tard, permet d'augmenter le trafic en faisant de Douai le second port fluvial de France après Conflans-Sainte-Honorine.
Mais c'est surtout, après le déclassement de la place en 1889, le démantèlement des remparts de la ville - débuté en 1891 et clôt en 1902 - qui, libérant l'espace aux boulevards ceinturant la ville, permet l'expansion vers les faubourgs (ainsi Frais-Marais ou Dorignies)[36].
Douai n'est pas, au début du XIXe siècle, une ville qui participe à la révolution industrielle[53]. L'activité textile reste limitée mais la ville est en revanche très active dans la transformation des produits agricoles, ainsi les tourteaux mais surtout la production sucrière[54], dont la puissance ne sera relayée par le charbon qu'au début de la IIIe République.
De fait, l'industrie charbonnière est relativement tardive à Douai (la compagnie d'Anzin est fondée un siècle plus tôt). En 1854, est ouverte la fosse Gayant à Waziers puis celle de Dorignies en 1858. En 1878, afin d'accompagner ce développement, est fondée l'école des maîtres ouvriers mineurs, future École des Mines de Douai.
Cité prospère au début de la IIIe République, Douai réussit, sous l'impulsion d'édiles dynamiques, ainsi Jules Maurice, Charles Merlin ou Charles Bertin, à se doter d'infrastructure modernes qui favorisent l'émergence d'activités industrielles. Pour autant, l'antagonisme entre Lille et Douai s'accentue au XIXe siècle. En 1887, le départ brutal des facultés douaisiennes vers le chef-lieu aura dans la ville un retentissement énorme.
Le début du XXe siècle est pour Douai celui d'un développement économique vigoureux. Soutenues par la commune (cf les cessions de terrains libérés par l'armée), quelques sociétés importantes alimentent cette croissance, ainsi les usines Cail (locomotives) ou Breguet (aéroplanes). Mais ce sont surtout les Forges de Douai (futur Groupe Arbel créé par la famille du même nom) qui dynamisent l'économie locale[55].
Après une courte phase de conflit, Douai tombe dans les mains allemandes dès . Elle le restera tout au long de la guerre. Pour l'armée impériale, placée à proximité du front (une dizaine de kilomètres), la ville est un dépôt pour les troupes qui montent en ligne ou en reviennent. La réquisition, sinon l'arbitraire, sont la règle pour tous les Douaisiens soumis à l'autorité tatillonne de la « Kommandantur » de la place. Outre la difficulté du ravitaillement, les Allemands n'hésiteront pas à déporter des personnalités au Brunswick (Holzminden) ou en Lituanie où certaines mourront[56].
En , pressés par l'offensive alliée, les troupes allemandes quittent Douai sachant que le mois précédent, toute la population avait été évacuée vers la Belgique afin de laisser les coudées franches aux armées en guerre. Durant cette période, la ville désertée connaît un pillage effréné. C'est une ville détruite à 10 % (concentrés dans le centre, ainsi la place d'Armes) qu'investissent les troupes britanniques en .
La rue de Paris vers 1918, incendiée par l'armée allemande.
Destruction d'une des écoles chrétiennes de Douai, (huit morts), photo de propagande accusant les Alliés d'être responsables de ces morts.
Place d'Armes (photo d'archive allemande).
Dès l'armistice, la reconstruction de Douai est lancée. Les usines sont relevées, les maisons reconstruites, à travers un plan d'urbanisation de la municipalité qui reste modeste[36]. Hors le quartier de la gare (place Carnot) totalement remanié et le remplacement ici ou là du style douaisien par des façades « Art déco », la physionomie de la ville change peu. Les mines retrouvent leur résultat d'avant-guerre en 1925 tandis que les grandes entreprises, reconstruites à neuf (Breguet et Arbel) connaissent une forte croissance[réf. nécessaire].
L'offensive de la Wehrmacht, en , met Douai au cœur des combats. La ville est quasi désertée quand l'ennemi en prend possession le [36]. Dès lors, Douai est nouvelle fois occupée avec deux différences notables avec la Grande Guerre : si le ravitaillement est moins difficile car il n'y a pas, comme en 1914, de front militaire à proximité, il existe, au-delà de l'occupation militaire, une volonté d'imposer à la population l'idéologie nazie[57].
Au début de la Seconde Guerre mondiale, la ville, un des centres du bassin minier, est au cœur du premier des actes de résistance collective à l'occupation nazie en France, et le plus massif en nombre, la grève patriotique des cent mille mineurs du Nord-Pas-de-Calais de mai-juin 1941, qui prive les Allemands de 93.000 tonnes de charbon[58] pendant près de deux semaines, déclenchant 400 arrestations, des exécutions et la déportation de 270 personnes[59]. Dans les environs de Douai, trois maires et plusieurs conseillers municipaux sont condamnés à trois jours de prison pour avoir fait preuve de négligence dans la pose des affiches imprimées par les Allemands dans le but d'intimider les grévistes[58] dans les villes de Lewarde, Lallaing, Villers-Campeau, Frais-marais et Dorignies[58].
Pendant la guerre, est installée à Douai une cour de justice spéciale pour juger les crimes dits « terroristes », elle tient sa première séance le [60]. Enfin , un mois avant la Libération, le , un bombardement allié s'abat encore une fois sur le quartier de la gare. Outre d'importantes destructions, on compte dans la ville près de 300 morts.
Avec la Libération, une nouvelle reconstruction après un conflit relève les ruines de la ville. Elle sera plus lourde, avec l'intervention active de l'État par le biais du ministère de la Reconstruction (MRU). Alexandre Miniac, architecte et urbaniste, définit le plan d'aménagement qui remodèle certains quartiers de la ville.
La fin de l'exploitation du charbon dans la région en 1990 a rudement affecté la ville de Douai. Elle a néanmoins su se reconvertir, en accueillant de nouvelles activités (voir ci-dessous section Économie) et en misant sur la culture et la mise en valeur de son riche patrimoine (voir ci-dessous Section Culture et patrimoine).
Le , la ville a été le théâtre d'un fait divers peu banal : un cercueil vide est enterré : le corps du bébé mort a été oublié dans la maison familiale[61]!
Lors du second tour des élections municipales de 2014 dans le Nord, où le maire sortant Jacques Vernier (UMP) ne se représentait pas, la liste PS menée par Frédéric Chereau — qui bénéficiait de la fusion avec la liste Front de gauche du premier tour — obtient la majorité des voix, avec 6 505 voix (45,91 %, 32 conseillers municipaux élus dont huit communautaires), devançant largement celles menées respectivement par[63],[64] :
Françoise Prouvost (UMP, fusionnée avec la liste DVD du 1er tour, 5 076 voix, 35,83 %, sept conseillers municipaux élus dont deux communautaires) ;
Guy Cannie (FN, 2 585 voix (18,24 %), quatre conseillers municipaux élus dont 1 communautaire.
Lors de ce scrutin, 47,19 % des électeurs se sont abstenus.
Lors du second tour des élections municipales de 2020 dans le Nord[65],[66], la liste UG (PS-EELV-PCF) menée par le maire sortant Frédéric Chéreau[67] obtient la majorité des suffrages exprimés, avec 3 339 voix (41,33 %, 28 conseillers municipaux élus dont quatorze communautaires), devançant largement celles menées respectivement par[68],[69] :
Coline Craeye[70] (DVC-LREM, 2 450 voix, 30,33 %, six conseillers municipaux élus dont trois communautaires) ;
Thibaut François (RN, 1 178 voix, 14,58 %, trois conseillers municipaux élus dont un communautaire) ;
François Guiffard (DVG, 1 110 voix, 13,74 %, deux conseillers municipaux élus dont un communautaire).
Jean-Jacques Delille, adjoint au maire de Douai sous Jacques Vernier, président de la communauté d'agglomération du Douaisis, président du Syndicat mixte des transports du douaisis (SMTD) a été soupçonné de favoritisme dans le projet du Tramway de Douai. Malgré des faits « constitués », Jean-Jacques Delille ne sera pas jugé, les faits étant prescrits[72].
En période de crise sanitaire et après sa réélection de 2020, Frédéric Chéreau s'octroie une augmentation de ses indemnités de 1 872,35 € bruts mensuels. Bien que légale, cette décision a été vivement dénoncée par l'opposition[73].
Lors de la séance du nouveau conseil municipal du 4 avril 2026[74], les indemnités de fonction ont été fixées à 3 699,47 € pour le maire et à 1 356,47 € pour chacun des 16 adjoints.
La pertinence de cette section est remise en cause. Considérez son contenu avec précaution. Améliorez-le ou discutez-en, sachant que la pertinence encyclopédique d'une information se démontre essentiellement par des sources secondaires indépendantes et de qualité qui ont analysé la question. (mai 2022) Motif avancé : Cette section n'a pas sa place dans l'article consacré à la Ville de Douai. S'il était sourcé, il pourrait avoir sa place dans l'article Académie de Lille ou faire l'objet d'un article autonome...
En 1808, lors de la création des académies par l'empereur Napoléon Ier, le siège du rectorat est installé à Douai. En 1854, sont ajoutées aux départements du Nord et du Pas-de-Calais, la Somme, les Ardennes et l'Aisne. En 1887, l'université et le rectorat sont transférés à Lille. Auguste Couat y est nommé avec le titre de « Recteur de l'académie de Douai-Lille » tandis que la devise originelle est conservée : « Universitas insulensis olim duacencis ».
En 1962, l'Aisne et les Ardennes sont rattachées à l'académie de Reims nouvellement créée.
En 1964, la Somme et l'Aisne font partie avec l'Oise, des trois départements formant la nouvelle académie d'Amiens.
La loi du prévoit que le recteur de la « région académique » de Lille préside un comité régional académique dans lequel siège le recteur d'Amiens.
Le lycée Jean-Baptiste-Corot de Douai est l'héritier de Downside, un ancien collège de moines bénédictins anglais, chassés d'Angleterre par la réforme anglicane (de 1536 à 1540), Thomas Cromwell ayant supprimé tous les monastères à cette époque.
Le lycée Edmond-Labbé, créé en 1959, est un lycée général et technique situé rue Bourseul, près du faubourg de Béthune.
L'Institution Saint-Jean, école privée catholique, accueille les élèves de la maternelle jusqu'aux classes préparatoires HEC. Ses classes prépas ont une renommée nationale.
Le LEGTA de Douai-Wagnonville occupe le site d'un ancien château à Wagnonville et les bâtiments de l'ancienne université en centre-ville.
Le lycée-internat d'excellence de Douai, créé en 2010 sur une partie de l'ancien site de l'École normale de garçons.
Héritier des écoles normales dont l'origine remonte à 1834, le site est aujourd'hui toujours en activité pour préparer le concours de professeur des écoles, en lien avec les réalités du terrain[88]. Son excellence pédagogique lui permet d'obtenir régulièrement les meilleurs résultats de l'académie.
clinique saint Amé construite en 1998 offrant des prises en charge chirurgicales ( viscérales, orthopédiques, urologiques, ORL, ophtalmologiques) , médicale ( medecine générale) , une maternité et un service d’urgence 24/24
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[90],[Note 11].
En 2023, la commune comptait 40 250 habitants[Note 12], en évolution de +1,39 % par rapport à 2017 (Nord : +0,43 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
La population de la commune est relativement jeune.
En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 40,7 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (39,5 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 23,4 % la même année, alors qu'il est de 22,5 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 19 472 hommes pour 20 162 femmes, soit un taux de 50,87 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,77 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[92]
Hommes
Classe d’âge
Femmes
0,6
90 ou +
1,7
5,4
75-89 ans
9,5
13,5
60-74 ans
16,1
17,6
45-59 ans
17,8
19,5
30-44 ans
16,9
24,9
15-29 ans
21,8
18,6
0-14 ans
16,3
Pyramide des âges du département du Nord en 2022 en pourcentage[93]
Géants de Douai - Monsieur et Madame Gayant.Le géant Gayant devant le beffroi de Douai.
Les fêtes de Gayant se déroulent traditionnellement à Douai le premier week-end suivant le , du samedi au lundi. Les fêtes de Gayant correspondent à la sortie annuelle des géants de la ville : Monsieur Gayant, Madame Gayant (aussi connue sous le nom de Marie Cagenon) ainsi que leurs trois enfants Jacquot, Fillon et Binbin. Monsieur Gayant mesure 8,50 m et pèse 370 kg, il est porté par 6 hommes. Marie Cagenon mesure 6,25 m et pèse 250 kg, elle est, elle aussi, portée par 6 hommes. Jacquot mesure dans les trois mètres et est porté par un homme, Fillon 2,80 m et Binbin 2,20 m. La procession de la famille Gayant est accompagnée d'une fête populaire où se produisent régulièrement des groupes de musique, des fanfares et des artistes de rue. Pour cette occasion, une fête foraine a lieu depuis une centaine d'années sur la place du Barlet. Dans de nombreuses entreprises du Douaisis le lundi, dit «lundi de Gayant», est chômé.
Gayant est un des plus anciens géants puisque son existence remonte à 1530. Les enfants apparaissent au début du XVIIIe siècle. Mais, interdite par l'Église en 1770, la famille ne réapparaîtra qu'en 1801.
En 2005, les Gayant acquièrent une reconnaissance mondiale. En effet, l'Unesco a proclamé patrimoine culturel immatériel de l'humanité les Géants et dragons processionnels de Belgique et de France.
L'Unesco précise que les processions traditionnelles d'effigies de géants, d'animaux ou de dragons recouvrent un ensemble original de manifestations festives et de représentations rituelles. Apparues à la fin du XIVe siècle dans les processions religieuses de nombreuses villes européennes, ces effigies ont conservé un sens identitaire pour certaines villes de Belgique (Ath, Bruxelles, Termonde, Malines et Mons) et de France (Cassel, Douai, Pézenas et Tarascon) où elles restent des traditions vivantes.
Les autres géants de Douai sont Roselyne, Kevin, Tanguy le Marinier, Louis Cinse, Marie Coron, Dark Vador, Padmé et Martin l'Instituteur[94].
Église évangélique baptiste, avenue du Maréchal Leclerc.
Église La Source, 420 rue Léo Lagrange, constituée en association loi 1905 depuis 1979, membre de la Fédération des Églises du Plein Évangile en Francophonie (FEPEF) et membre du Conseil National des Évangéliques de France (CNEF).
Église évangélique, boulevard Jeanne d'Arc.
Communauté Évangélique Protestante, rue Marceline.
Le revenu fiscal médian par ménage, le taux de pauvreté des ménages et la part des ménages fiscaux imposés de la commune, du département du Pas-de-Calais et de la métropole sont les suivants :
le revenu fiscal médian par ménage de la commune est de 18 440 €, inférieur à celui du département (21 340 €) et inférieur à celui de la France métropolitaine (23 080 €)[Insee 1],[Insee 2],[Insee 3] ;
le taux de pauvreté des ménages de la commune est de 29 %, supérieur à celui du département (19,5 %) et supérieur à celui de la France métropolitaine (14,9 %) [Insee 4],[Insee 5],[Insee 6] ;
la part des ménages fiscaux imposés dans la commune est de 40 %, inférieur à celui du département (47,7 %) et inférieur à celui de la France métropolitaine (53,4 %)[Insee 1],[Insee 2],[Insee 3].
Métallurgie (emboutissage de pièces automobiles) : activité des anciens Établissements Arbel devenu Oxford Automotive puis Wagon Automotive usine située boulevard Faidherbe
Matériel roulant ferroviaire : activité des anciens établissements Arbel qui s'appelleront Arbel Fauvet Rail après leur fusion avec les établissements Fauvet Girel, depuis 2010, ce qui reste de cette industrie est devenue filiale d'un groupe indien Titagarh Wagons Limited
En , l'implantation d'un centre d'appels téléphonique près de Gayant Expo (duacom - groupe allemand Bertelsmann), employant plus de trois cents salariés, permet à Douai de s'ouvrir au monde des services. Cette implantation s'inscrit dans le cadre d'un projet politique engageant le groupe Vivendi (propriétaire de SFR dont est géré une partie du service clients à Douai) à créer trois cents emplois dans cette ville moyennant un crédit d'impôts de deux milliards d'euros (accord conclu entre Vivendi et Nicolas Sarkozy, alors ministre des finances). Nicolas Sarkozy a d'ailleurs visité cette société lors de sa campagne présidentielle en 2007.
Comme beaucoup de villes de taille moyenne, Douai-centre traverse, depuis 2008, une crise des commerces face à une rude concurrence des centres commerciaux en périphérie[100].
Ces listes gagneraient à être rédigées sous la forme de paragraphes synthétiques, plus agréables à la lecture, les listes pouvant être aussi introduites par une partie rédigée et sourcée, de façon à bien resituer les différents items. D'autre part, Wikipédia n'a pas pour rôle de constituer une base de données et privilégie un contenu encyclopédique plutôt que la recherche de l'exhaustivité.
Douai conserve des vestiges de son passé militaire, par ses fortifications (porte de Valenciennes, porte d'Arras, tour des Dames), mais aussi son arsenal, sa fonderie de canons, ses casernes.
Les fortifications : L'état général est à découvrir sur le plan relief du XVIIe exposé au musée de la Chartreuse. Seuls quelques vestiges ont échappé au démantèlement des remparts de la ville décidé en 1891. La Porte de Valenciennes, autrefois appelée porte Notre-Dame, a été construite en 1453 en grès. Comme le Palais de Justice, la porte de Valenciennes s'inscrit dans le style gothique pour l'une de ses faces et dans le style classique (XVIe siècle) pour l'autre, très courant à l'époque. La Porte d'Arras, généralement datée du début du XIVe siècle, est constituée d'un châtelet à deux tours rondes en grès flanquant le passage d'entrée.
La Tour des Dames est une tour ronde faisant partie de l'enceinte XIIIe. Elle date de 1425 et est bâtie en grès. Elle se trouve dans un parc du même nom agrémenté d'un plan d'eau. Les ouvrages disparus sont les suivants : la porte Saint-Eloy (ou de Paris), la porte d'Esquerchin (ou porte de Béthune), la porte d'Ocre (ou d'Ocq), la porte de Lille (ou porte Morel), l'ouvrage d'entrée et celui de la sortie des eaux de la Scarpe.
Couvent des Franciscains : Lors du creusement d'une tranchée (décaissement de 60 cm) le jeudi , un squelette a été mis au jour Place du Général de Gaulle. Cette découverte corrobore des plans conservées aux archives et les fondations retrouvées du couvent des Franciscains Ordre des frères mineurs détruit à la Révolution. Des centaines d'autres squelettes reposent sous le couvent. Pour ne pas bloquer les travaux du tramway l'ensemble est protégé par un revêtement textile particulier afin de laisser ces vestiges aux générations futures d'archéologues.
Palais de Justice : Construit à l'emplacement du refuge de l'abbaye de Marchiennes (appelée aussi Grand Constantin) dont il occupe encore certains bâtiments, le palais de justice abrite la cour d'appel de Douai, la cour d'assises du Nord ainsi que le tribunal de grande instance. Refuge de l'abbaye de Marchiennes et, par la suite, siège du Parlement de Flandres (1714), le monument a subi de nombreux remaniements de 1715 à 1790. La façade donnant sur la Scarpe est un héritage de l'art gothique où l'on peut encore admirer les ogives. La cour intérieure date du XVIIIe siècle (néo-classicisme). Le principal témoignage de la naissance de la ville judiciaire est la Grand'Chambre aménagée à partir de 1762.
Hôtel d'Aoust : Situé 50, rue de la Comédie, derrière sa façade de style Louis XV siège depuis 1999 la cour administrative d'appel.
La façade sur cour est ornée de statues allégoriques évoquant les quatre saisons[101].
Hôtels particuliers :
L'Hôtel du Dauphin : situé sur la place d'Armes, il est maintenant le siège de l'office de tourisme de Douai, construit en 1754 par l'architecte M. de Montalay[102].
L'Hôtel Romagnant : situé en face de la Fonderie de canons (Douai), il fut la résidence de Jean-Baltazar Keller, commissaire ordinaire des fontes de l'artillerie de France, qui, nommé par Louvois, choisit le site et créa la fonderie de canon de Douai. Il y vécut du à 1702. L'hôtel doit son nom à un précédent propriétaire, François de Romaignant, autour de 1568[103],[104].
L'Hôtel de la Tramerie : daté de 1649 au 20, rue des Foulons ancien hôtel de Goy, des seigneurs d'Auby puis de la Tramerie, des seigneurs du Forest et d'Auby[105],[106].
1892 : la ville de Douai décide du projet de jardin sur les terrains rendus libres par le démantèlement des fortifications à l'Est de la Place du Barlet.
Monsieur Pépe, architecte de la ville, et Armand Morlet paysagiste lillois participent au projet.
: les travaux sont attribués et Victor Bérat, paysagiste, dirige et coordonne les travaux à partir de 1895.
: réception des travaux.
Le parc porte le nom de Charles Bertin, maire de Douai de 1896 à 1919. Le parc fait six hectares et est planté de 13 747 arbustes, de 1 176 arbres de 50 espèces dont 27 grands arbres (Ginkgo bilobaPterocarya du Caucase). Un lac est alimenté en eau par forage et pompage alors qu'avant les bombardements de la guerre, l'eau était prélevée directement dans la Scarpe
Parc du Rivage Gayant : L'ancien port charbonnier des HBNPC a été transformé en parc de 21 hectares dont 5 de plan d'eau. Il est ouvert au public depuis l'été 2000. C'est une zone naturelle comportant plus de 7 300 végétaux ainsi que des oiseaux rares.
Parc de la Tour des Dames : C'est un parc paysager établi autour des vestiges des fortifications dont une tour de ronde en grès construite vers 1425. Il est composé d'un plan d'eau de 4 300 m².
Parc Charles-Fenain : Les lieux étaient autrefois occupés par des bénédictins anglais. Le parc fait quinze hectares dont 9 000 m² de plan d'eau. Il comporte plus de 3 000 arbres et arbustes.
Domaine de La Chaumière : 70 hectares de forêt pour la protection des eaux souterraines de la vallée de l'Escrebieux.
La bibliothèque de Douai : La bibliothèque municipale de Douai a été fondée en 1767 par Louis XV. La bibliothèque aux XVIIIe et XIXe siècles était destinée aux chercheurs et aux étudiants. Lors de la Seconde Guerre mondiale, elle a été brulée lors des bombardements. Elle était dans le temps située tout près de la gare. La bibliothèque Marceline Desbordes-Valmore a été déplacée en 1955 au 117, rue de la Fonderie. La réserve patrimoniale est un magasin contenant des manuscrits rares, il existe plusieurs magasins dans la bibliothèque. De nombreux manuscrits anciens sont des confiscations. Les manuscrits douaisiens peuvent être regardés sur Internet, sur le site
www.enluminures.culture.fr/. La Bibliothèque accueille aussi des expositions. Le catalogue des ouvrages (hors manuscrits) est consultable sur le site Internet : https://www.bm-douai.fr
Musée de la Chartreuse : Édifié par Jacques d'Abancourt en style renaissance, pierre et brique, sur l'emplacement de la maison du « Colombier », l'hôtel d'Abancourt (1559) avec sa tour ronde fut agrandi en 1608 par Jean de Montmorency qui construisit en équerre un bâtiment dans le même style avec une tour carrée. Acquis en 1623 par les Prémontés de Furnes, il fut complété lors de l'installation des Chartreux au milieu du XVIIe siècle par la construction de la salle capitulaire et du petit cloître (1663), du réfectoire (1687), du bâtiment dit du prieur (1690), enfin, après le grand cloître et les cellules qui ont été démolis au XIXe siècle, de la chapelle en style jésuite non encore restaurée. Devenue bâtiment militaire à la Révolution, endommagée par les bombardements de 1944, la Chartreuse fut rachetée en 1951 par la ville pour y installer à partir de 1958 le musée des Beaux-Arts dont les bâtiments anciens avaient été détruits par la guerre en même temps que le lycée de garçons dont ils étaient voisins. Ce musée regroupe plusieurs bâtiments datant des XVIIe et XVIIIe siècles. Sur la gauche se trouve l'hôtel d'Abancourt-Montmorency construit entre 1559 et 1608 et de style Renaissance flamande. Construite dans le style classique au début du XVIIIe siècle, l'église des Chartreux se compose d'une vaste nef et de 5 chapelles latérales. Après une campagne de restauration de six ans, l'église des Chartreux expose ses collections de sculptures et objets d'art. La nef abrite la collection de sculptures du XIXe siècle. Les cinq chapelles latérales sont consacrées à la présentation des objets d'art dont l'orfèvrerie médiévale, une série de bronzes et de terres cuites de Jean de Bologne, originaire de Douai. Le musée de la Chartreuse organise des expositions temporaires, telle celle de Douai, d'un siècle à l'autre en 1999 qui présenta le plan d'aménagement de la ville de Douai dressé en 1948 par les architectes Alexandre Miniac (1885-1963) et Petit, à l'initiative du secrétariat d'État à la Reconstruction.
L'HippodromeLe TANDEM Scène nationale • Hippodrome de Douai : La construction de l'Hippodrome de Douai autrefois appelé Cirque Municipal a été entreprise en 1903 sur la place du Barlet lors du démantèlement des fortifications de la ville. L'inauguration du bâtiment pour les fêtes de Gayant en 1904 l'inscrit de fait dans la lignée des lieux symboliques de la culture douaisienne, accueillant des cirques, des manifestations populaires, citoyennes et politiques, etc. À partir des années 1970, il prend sa vocation purement artistique avec la création d'une association nommée « Maison de la culture sans murs », rebaptisée Centre d'Animation Culturelle de Douai en 1974. Le bâtiment est inscrit à l'inventaire des Monuments Historiques en 1981. Il fait partie aujourd'hui des sept derniers cirques en dur qui existent en France (Douai, Reims, Elbeuf, Châlons-en-Champagne, Troyes, Paris et Amiens). Doté de 3 salles (la Salle Malraux d'une capacité maximale de 705 places, la salle Obey d'une capacité de 144 places assises, le Grand studio ouvert aux résidences d'artistes), l'Hippodrome devient le premier lieu de la région à recevoir le statut de scène nationale en 1992. Le cinéma de l'Hippodrome, la salle Paul Desmarets, complète cet ensemble architectural unique.
La saison 2012-2013 marque le rapprochement de l'Hippodrome de Douai avec le Théâtre d'Arras (à l'époque « scène conventionnée théâtre et musique ») qui comptent tous deux parmi les plus beaux théâtres de la région Hauts-de-France. À partir de 2015, la ministre de la Culture Fleur Pellerin annonce l'extension du label « Scène nationale » au Théâtre d'Arras, dont seul bénéficiait l'Hippodrome de Douai jusqu'alors. C'est alors qu'est créé officiellement le TANDEM Scène nationale, regroupant l'Hippodrome de Douai et le Théâtre d'Arras, rassemblant un ensemble de 6 salles (dont un cirque en dur et une salle à l'Italienne) + 1 cinéma.
Conservatoire de musique à rayonnement régional de Douai
La borne aux clous est l'objet d'une légende concernant le contrôle de la fidélité des seigneurs de Douai. On y aperçoit des pointes de clous mais aussi une étoile à 6 branches et diverses gravures à la pointe.
La borne aux clous à l'angle de la rue des Fransures et de la rue du Pont du Rivage.
Villa Toriani (LE Cinatus) était un café douaisien, qui a ouvert en 1975 situé sur la Place d'Armes lieu privilégié de rencontres des jeunes et des anciens, réputé a Douai comme le point de ralliement des motards dans les années 80. Le café très populaire, fut fermé officiellement en 1994.
Le nom jeté des habitants est les « ventres d'osier » (vint' d'osier en chti) en raison de la matière dont sont faits les géants locaux (la famille Gayant)[107].
↑La DREAL distingue, dans la région Nord-Pas-de-Calais, quatre grandes familles de paysages : ceux du Haut Pays, Bas Pays, littoraux et d'interface. Ces grandes familles de paysages comprennent 21 grands paysages régionaux.
↑Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de 200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
↑Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite ville-centre lorsque sa population représente plus de 50 % de la population de l'agglomération ou de la population de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Douai-Lens comprend quatre villes-centres (Douai, Hénin-Beaumont, Lens, Liévin) et 63 communes de banlieue.
↑Un parc de Douai, situé en majeure partie sur le finage de Lauwin-Planque, porte le nom de ce maire.
↑Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations de référence postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population de référence publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
↑2021 est l'année de référence des données statistiques fournies par l'Insee en 2025
↑Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
↑ a et bDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI10.4000/cybergeo.23155).
↑Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI10.37053/lameteorologie-2022-0012).
↑(nl) Maurits Gysseling, Toponymisch Woordenboek van België, Nederland, Luxemburg, Noord-Frankrijk en West-Duitsland (vóór 1226), Tongres, Belgisch Interuniversitair Centrum voor Neerlandistiek, (lire en ligne).
↑Georges Espinas, la vie urbaine de Douai au Moyen Âge, Picard, 1913.
↑André Joseph Ghislain Le Glay - Mémoire sur les bibliothèques publiques et les principales bibliothèques particulières du département du Nord -1840 - page 111 - lire en ligne.
↑Alain Lottin, Lille citadelle de la Contre-Réforme? (1598- 1668), Édition des Beffrois, 1985.
↑C'est sur un exemplaire de cette bible que John F. Kennedy a prêté serment lors de son investiture présidentielle
↑Gilbert Dehon,, « L'Université de Douai pendant la première moitié du XVIIIe siècle », Revue du Nord, no 198, .
↑Hervé Leuwers, Un juriste en Politique. Merlin de Douai, Artois Presses Université, 1996.
↑Hervé Leuwers, Révolution constituante et société judiciaire, l'exemple septentrional, in Justice, nation et ordre public, Annales historiques de la Révolution française, n°350, octobre-décembre 2007.
↑Marcel Gillet, La première mission de Florent Guiot dans le Nord (An II), Revue du Nord, n°142, 1954.
↑Baron de Warenghien, Histoire militaire de Douai (1789-1871), Mémoires de la SASA, 3e série, tome IV, Duthilloeul, 1893.
↑Marcel Gillet, Industrie et société à Douai au XIXe siècle
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↑Pierre Vigreux, Aux origines du savoir agro-alimentaire : la création de l'École Nationale des Industries Agricoles (Douai, 1893), Revue du Nord, n°285, 1990.
↑Anne Callite, Une entreprise en territoire occupé : Arbel à Douai (1914-1919), Revue d'histoire des chemins de fer, no 35, 2006.
↑Robert Vandenbussche, Le pouvoir municipal à Douai sous l'occupation (1914-1918), Revue du Nord, no 241, 1979.
↑Michel Rousseau, Douai pendant la Seconde Guerre Mondiale, 1939-1945, de la IIIe à la IVe République, Revue du Nord, no 241, 1979.
↑« Le socialiste Frédéric Chéreau réélu maire de Douai avec 41,3 % des voix : Ce dimanche soir, à l'issue du deuxième tour des municipales, Frederic Chereau a été réélu assez largement maire de Douai avec des 41, 3 % des voix. », La Voix du Nord, (lire en ligne, consulté le ).
↑« M. Charles fenain est réélu maire de Douai », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )« Réélu le 6 mars 1966 avec une composition politique identique, après l'annulation des élections du 14 mars 1965, le conseil municipal de Douai (six socialistes autonomes, neuf M.R.P., neuf U.N.R., neuf C.N.I.), a à son tour réélu samedi M. Charles Fenain (socialiste autonome) maire de cette ville par 32 voix sur 33, ».
↑« Jacques Vernier, maire à tout fair : Dans quinze jours, il tirera sa révérence après cinq mandats. Pendant deux jours, nous avons suivi cet édile UMP... à l'agenda de ministre ! rencontre. Nous avons suivi cet édile UMP, qui se retire après cinq mandats », Le Parisien, (lire en ligne, consulté le )« Après cinq mandats à la tête de cette ville de 42 500 habitants de l'ancien bassin minier, ce père de quatre enfants a décidé de ne pas se représenter ».
↑Mélinda Borneman, « Frédéric Chéreau a officiellement pris ses fonctions dimanche 6 avril. Malgré son appartenance politique, le maire de Douai s'inscrit dans la continuité et le respect républicain », L'Observateur du Douaisis, no 587, , p. 6-7.
↑« Frédéric Chéreau, réélu maire de Douai: «Six ans, ça passe vite surtout quand la crise sociale menace» : Logiquement après sa victoire au second tour de l'élection municipale le 28 juin, Frédéric Chéreau a été réélu maire de Douai, ce dimanche, à l'occasion de l'installation du nouveau conseil municipal. », La Voix du Nord, (lire en ligne, consulté le ).
↑« Douai : Frédéric Chéreau maire sortant est réélu au 2nd tour des élections municipales : Frédéric Chéreau (PS et alliés) est réélu maire de Douai avec 41,75% dans un résultat très serré. Au premier tour, il n'avait recueilli que 26,1 % des voix. », franceinfo, (lire en ligne, consulté le ).
↑« Recklinghausen » : « La ville de Recklinghausen est jumelée depuis 1965 avec Douai dont il est le jumelage le plus ancien. »
↑Bertrand Bussiere, « Douai : l'usine Renault prête à accueillir la fabrication de son premier modèle… », La Voix du Nord, (lire en ligne, consulté le ).
↑BRASSART Félix, Archiviste et auteur de « l'Histoire du château et de la chastellenie de Douai » 1877 - Crépin éditeur, Douai, 23, rue de la Madeleine - - Chap VI. (page 868 et suivantes de l'original)
↑BOUILLET Marie-Nicolas « Balthazar Keller », Dictionnaire universel d'histoire et de géographie, 1878
↑Page 475-De Paris à Boulogne, à Saint-Valery, au Tréport, à Calais, à Dunkerque, à Lille, à Valenciennes et à Beauvais par Eugène Penel Publié par Hachette en 1866 - archivé à l'université de Harvard - numérisé par Google Books
↑Page 541 Statistique archéologique du département du Nord. Seconde partie-1867-archivé au Harvard College Library numérisé par Google Books