Reano
| Reano | |
Paysage de Reano. | |
| Noms | |
|---|---|
| Nom piémontais | Rajan ou Rean |
| Administration | |
| Pays | |
| Région | |
| Ville métropolitaine | |
| Code postal | 10090 |
| Code ISTAT | 001211 |
| Préfixe tél. | 011 |
| Démographie | |
| Population | 1 779 hab.[1] (2026) |
| Densité | 266 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 45° 03′ 00″ nord, 7° 26′ 00″ est |
| Superficie | 670 ha = 6,7 km2 [2] |
| Localisation | |
Localisation dans la ville métropolitaine de Turin. | |
| Liens | |
| Site web | Site officiel |
| modifier |
|
Reano est une commune de la ville métropolitaine de Turin, dans la région Piémont, en Italie.
Géographie
[modifier | modifier le code]Reano est située à environ 20 km à l'ouest de Turin. Le territoire communal s'étend sur 6,6 km² et culmine à une altitude de 470 mètres. La commune est traversée par les cours d'eau de la Doire Ripaire et du Sangone, dans l'amphithéâtre morainique de Rivoli. Les frazione de Reano sont Borgata Fiori, Borgata Rivata, Borgata Rapiana, Centro et Borgata Fontana[3].
Histoire
[modifier | modifier le code]Antiquité et Moyen Âge
[modifier | modifier le code]Les origines de Reano remontent à l'époque romaine : un établissement fortifié existait sur la colline où se dresse aujourd'hui le château, abritant un Sodalicium marmorarium (collège de marbriers) exploitant les carrières de marbre locales. Une lapide retrouvée au XVIe siècle en témoigne.
La première mention écrite de Reano date de la fin du Xe siècle : en 999, l'évêque de Turin, Garzone, donne la « corte » (villages non fortifiés) de Reano à l'abbaye de San Solutore, donation confirmée en 1011 par son successeur, Landolfo. Reano dépendait alors de la pieve de Sangano, elle-même sous l'autorité de San Solutore.
Au XIIIe siècle, les seigneurs de Reano, alliés de la maison de Savoie, forment une famille puissante. En 1233, ils cèdent le château à Guglielmo et Olivero di Rivalta. En 1245, Amedeo IV de Savoie vend le château et le fief de Reano aux Falconieri, qui en conservent la possession jusqu'au début du XIVe siècle. En 1399, les Falconieri cèdent le château (mais pas les droits féodaux) à Ybleto de Challant, puis vendent le fief à Vincenzo Ajmari di Villafranca en 1400. Malgré cette vente, les Falconieri récupèrent le fief en 1476 après un litige avec les Ajmari[4].
Époque moderne
[modifier | modifier le code]En 1543, Claude de Forest, endetté, cède le château aux comtes Piossasco di Scalenghe, mais ceux-ci ne peuvent en prendre possession car le roi de France, qui occupe alors l'État sarde, en fait don à Marco Antonio Vagnone. En 1566, Carlo Vagnone vend une moitié du fief à Cassiano Dal Pozzo et l'autre à Domenico Pellisseri. Un conflit éclate entre eux pour la possession du fief, tranché en 1581 par Charles-Emmanuel Ier, qui accorde l'ensemble du fief à Ludovico Dal Pozzo. En 1582, le fief de Reano est érigé en comté pour son fils, Amedeo (1579-1643), et reste en possession de la famille Dal Pozzo.
Au début du XIXe siècle, le prince Carlo Emanuele Dal Pozzo, féodal de Reano, est l'un des hommes les plus riches du Piémont. Libéral convaincu, il participe aux mouvements de 1821, ce qui lui vaut une condamnation à mort par Carlo Felice. Il se réfugie en Suisse puis en France, où il épouse Luisa Carolina de Merode. De retour à Turin après l'amnistie accordée par Carlo Alberto, il s'intéresse particulièrement à son fief et finance plusieurs œuvres publiques, dont la reconstruction de l'église paroissiale San Giorgio et la fondation de deux écoles.
À sa mort sans héritier mâle en 1864, sa fille Maria Vittoria épouse en 1867 le duc Amedeo de Savoie-Aoste (fils cadet de Victor-Emmanuel II). De 1870 à 1873, elle règne avec son mari sur le trône d'Espagne, apportant des innovations dans le domaine de l'assistance sociale. À la mort de Maria Vittoria en 1876, les biens des Dal Pozzo (et avec eux Reano) passent au patrimoine des ducs de Savoie-Aoste, où ils restent jusqu'au début du XXe siècle.
Époque contemporaine
[modifier | modifier le code]En 1904, le duc Emanuele Filiberto (futur général de la Première Guerre mondiale) vend le château aux marquis Durazzo, qui le conservent jusqu'en 1960, date à laquelle ils le cèdent au comte Tournon. Après de longues et complexes vicissitudes judiciaires, le château est acheté par un riche pétrolier égyptien (marié à une jeune femme de Reano), qui fait réaliser d'importants travaux de restauration.
Patrimoine
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Le château de Reano, l'un des plus beaux et célèbres du Piémont, dont les origines remontent à l'époque romaine. Après plusieurs constructions défensives du haut Moyen Âge, l'édifice actuel est construit au XIIIe siècle. Transformé en résidence seigneuriale entre les XVIIe et XVIIIe siècles, il conserve une apparence extérieure rappelant sa fonction défensive originelle.
La chapelle della Madonna della Pietà (it)
L'église paroissiale San Giorgio, construite en 1852 sur les ruines de l'ancienne église médiévale, sur volonté du prince Carlo Emanuele Dal Pozzo. De style néo-gothique, elle domine le village depuis une position légèrement surélevée face au château.
Administration
[modifier | modifier le code]Communes limitrophes
[modifier | modifier le code]Avigliana, Rosta, Butière-Haute, Villar-Basse, Trana, Sangano.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ « Resident population by age, sex and marital status on 1st January 2026 », sur demo.istat.it, Istituto Nazionale di Statistica italiano, (consulté le ) (Remarque : Lier le fichier à l'ensemble de données techniques.)
- ↑ « Classificazioni statistiche – anno 2026 », sur www.istat.it, Istituto Nazionale di Statistica italiano, (consulté le ) (Remarque : Lier le fichier à l'ensemble de données techniques.)
- ↑ « Comune di Reano : Amministrazione comunale e sindaco - Comune di Reano e città, Torino, Piemonte », sur www.comune-italia.it (consulté le )
- ↑ « Storia - Comune di Reano », sur www.comune.reano.to.it (consulté le )
