- Bruno Retailleau a jugé sur France 2, mercredi, "objectif" l'existence de "juges rouges".
- Une réaction qui rejoint celle du Rassemblement national, qui dénonce depuis lundi le jugement contre Marine Le Pen.
- La cheffe de file des députés RN a été condamnée à cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire.
Emmanuel Macron a eu beau rappeler en Conseil des ministres que "l’autorité judiciaire est indépendante"
et "que les magistrats doivent être protégés et ont droit d’être respectés"
, son ministre de l'Intérieur a exprimé son propre avis sur France 2 ce jeudi 3 avril. Jugeant "objectif"
l'existence de "juges rouges"
, il s'en est pris au Syndicat de la magistrature, classé à gauche.
C'est acceptable, ce Mur des cons ?
Bruno Retailleau
"La très grande majorité des magistrats en France observe une neutralité mais il y a parfois des organisations syndicales... Notamment une, qui s'est fait connaître avec le Mur des cons (...). C'était le Syndicat de la magistrature, qui a participé à la Fête de l'Humanité"
, a assuré Bruno Retailleau, interrogé sur la condamnation judiciaire et l'inéligibilité immédiate prononcées contre Marine Le Pen.
En 2013, un panneau intitulé "Mur des cons" avec des photographies de personnalités politiques de droite, magistrats, journalistes et aussi parents de victimes de crimes avait été découvert dans les locaux du syndicat. L'ancienne présidente du syndicat a été condamnée pour "injure publique" dans le cadre de cette affaire, révélatrice, pour une partie de l'opinion, de la partialité de la justice.
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"C'est objectif"
, a-t-il poursuivi, relancé sur l'existence de "juges rouges"
. "C'est objectif. Le Mur des cons... Pouvez-vous me dire ici si le Mur des cons a eu lieu ou non ? (...) C'est acceptable, ce Mur des cons ?"
, a-t-il lancé. "Quand des hommes politiques mais aussi des pères de victimes se retrouvent épinglés sur un mur de ce Syndicat de la magistrature ? Non, ça n'est pas acceptable"
, a encore martelé le ministre et candidat à la présidence de LR.

