
Bande sonore : « Microcosmos »

Bande sonore : « Microcosmos »

« Dio, come ti amo ! »

« Depuis bien des années, j’avais envie de voir les lieux qui avaient bercé l’enfance de Marthe. Nous partîmes par un bel après-midi. On commençait à récolter la prune d’Ente.
Nous arrivâmes au vieux château de Perricard, énorme bâtisse flanquée de deux grosses tours rondes… »

« Je crains qu’un beau jour,
ma poésie ne s’installe dans mon ventre comme un embryon
(des garçons et des filles naîtront, tels un nouveau Pégase, un Minotaure, un Typhon ou des Sirènes)
Et alors, je repousse poliment mot après mot, vers après vers.
Quand le rideau tombe sur un fauteuil de velours, je regarde comme un petit poisson d’or pris dans un filet sentant que le vide en moi ne s’agite plus. »
Olga Economidou

Aujourd’hui encore, l’intensité lumineuse des tableaux de Turner reste un mystère pour de nombreux artistes, une leçon que Delacroix, Monet, Pissaro et Kandinsky apprendront à leur tour.
Belles mains de Klimt,
belles mains meurtries de Bleu
S’envolent dans la claire lumière
comme des ailes d’eau pour chanter l’éclat de mars…
eva
« Tu grandiras autrement, dans l’amour que je te porterai toujours. Tu grandiras ailleurs, dans les murmures du monde, dans la Méditerranée, dans le jardin de Sasha, dans le vol d’un oiseau, au lever du jour, à la tombée de la nuit, à travers une jeune fille que je croiserai par hasard, dans le feuillage d’un arbre, dans la prière d’une femme, dans les larmes d’un homme, dans la lumière d’une bougie, tu renaîtras plus tard, un jour, sous la forme d’une fleur ou d’un petit garçon, chez une autre maman, tu seras partout là où mes yeux se poseront. Là où mon coeur demeurera, le tien continuera de battre. »
Valérie Perrin
Changer l’eau des fleurs (2019)

« Nous sommes allés revoir ce village où nous avions été heureux : la maison était en réfection, la grange démolie, les voisins disparus, les bosquets arrachés. Des maisons neuves un peu partout, –
propriétés privées – l’auto, la télé, des gadgets. De belles maisons où l’on passe son temps à gratter, à peindre, à tailler un gazon qu’on voudrait anglais. Chacun chez soi, où l’on s’ennuie dans un confort, qui lui, a ses esclaves qui ne vivent que pour lui, rien que pour lui, et qui bientôt leur dictera ses ordres par ordinateur.
J’ai toujours eu l’horreur de ces belles maisons où, pour vous recevoir, il y a un chien dressé pour l’attaque sur l’homme, horreur de ces quartiers où, le seul fait de votre passage déclenche des aboiements féroces. Au large manants !
Ce village était mort pour nous, et pour tous… »
Jean DOSNON (9 Mai 1913-1er avril 1990)

Jour après jour, le morne hiver… Et puis, quelques sourires à Rouen que j’aime…