Fluorure de chrome(II)
| Fluorure de chrome (II) | |
| Cr2+ F− | |
| Identification | |
|---|---|
| No CAS | |
| No ECHA | 100.030.140 |
| No CE | 233-168-0 |
| PubChem | 66229, 24884258 |
| SMILES | |
| InChI | |
| Propriétés chimiques | |
| Formule | CrF2 |
| Masse molaire | 89,992 9 g·mol-1 |
| Propriétés physiques | |
| T° fusion | 894 °C |
| T° ébullition | >1 300 °C |
| Solubilité | Dans l'eau : 767 g·L-1 |
| Thermochimie | |
| ΔfH0solide | −8,645 kJ·g |
| Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire. | |
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Le fluorure de chrome (II) est un composé inorganique de formule CrF2. Il existe sous la forme d'un solide irisé bleu-vert. Le fluorure de chrome (II) est peu soluble dans l'eau, presque insoluble dans l'alcool et soluble dans l'acide chlorhydrique bouillant, mais n'est pas attaqué par l'acide sulfurique distillé à chaud ou l'acide nitrique. Comme d'autres composés chromés, le fluorure de chrome (II) est oxydé en oxyde de chrome (III) par l'air.
Préparation et structure
[modifier | modifier le code]Le composé est préparé en faisant passer du fluorure d’hydrogène anhydre sur du chlorure de chrome (II) anhydre. La réaction peut être réalisée à température ambiante, mais est généralement chauffée à 100-200 °C pour assurer l'achèvement[1] :
CrCl2 + 2HF → CrF2 + 2HCl
Comme de nombreux difluorures, CrF2 adopte une structure semblable à celle du rutile avec une géométrie moléculaire octaédrique autour de Cr(II) et une géométrie trigonale en F−. Deux des six liaisons Cr–F ont une longueur de 2,43 Å et quatre ont une longueur d'environ 2,00 Å[2]. Cette distorsion est une conséquence de l'effet Jahn-Teller qui résulte de la configuration électronique d4 de l'ion chrome(II)[3].
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ Handbook of preparative inorganic chemistry. Volume 1, New York, N.Y., 2nd, (ISBN 978-0121266011), p. 256
- ↑ Jack, K. H.; Maitland, R. "Crystal structures and interatomic bonding of chromous and chromic fluorides" Proceedings of the Chemical Society, London (1957), 232. DOI 10.1039/PS9570000217
- ↑ (en) Norman Greenwood et Alan Earnshaw, Chemestry of the element second edition, Butterworth-Heinemann, , 1384 p. (ISBN 978-0-08-037941-8, lire en ligne), p. 1021-1022