La commune fait partie de la région du Centre, avec plus de 19 000 habitants[4] répartis sur trois sections de commune. Dans la seconde moitié du vingtième siècle, la ville belge a accueilli de nombreux immigrants d'origine italienne (environ 3 000), principalement de Villarosa, une ville de l'arrière-pays sicilien avec laquelle Morlanwelz est jumelée depuis 2002.
Morlanwelz (également Morlanwelz-Mariemont ) est une localité dont les premières mentions remontent au XIIesiècle. Le territoire comprend notamment l’ancien hameau de Haine-Poterie, toponyme qui renvoie à une activité de poterie développée en bordure de la rivière Haine, dans une zone riche en argiles. Les formes anciennes du nom incluent Morlanwelz (1178) et Morlandiavadum (1321). Cette dernière forme se décompose en Morland probablement un anthroponyme médiéval et avadum, du latin vadum, signifiant «gué». Le toponyme désigne donc originellement le «gué de Morland», ce qui correspond à un point de passage sur la Haine[5].
On pense généralement que le nom de Carnières provient du mot bas-latin «carnus», qui correspond à «carpinus» en haut-latin et à «carne» en roman, signifiant «charme». Ainsi, Carnières désignerait en latin «carpinetum» un endroit planté de charmes. Cependant, il a aussi parfois été interprété comme dérivant du mot «carnage»[6]’[7]’[8].
À l’époque, pour éviter toute confusion, on appelait parfois le village « Carnières-sur-Haine », sans doute pour le distinguer de Carnières en France, près de Cambrai, ou encore de la petite commune rattachée à Requignies, près de Maubeuge. Ces deux communes portent également le nom de Carnières ou La Carnière[9].
Il faut toutefois savoir que l’on a parfois rencontré le nom de Carnières-Poterie pour désigner le village, en raison de la fabrication, fréquente aux XIIIe, XIVe, XVe ainsi qu’aux XVIIeetXVIIIesiècles, d’objets en céramique[10].
On retrouve aussi Carnires, Carniers, Carniéras, Carniérez, Karnières, Carnière, Kernières et même Quatrenières. L'interprétation de ce nom a aussi changé au fil du temps[11]’[8]. Le nom de la localité voudrait aussi dire par le nom celte «carn» qui signifie «lieu où abondent les pierres»[8]’[12].
Morlanwelz se caractérise par un relief doux, une position charnière entre deux bassins hydrographiques et une structure géologique variée. La commune s’étend sur le versant nord‑est de la vallée de la Haine, avec une altitude qui oscille entre 84 m et 104 m sur les limites communales, mais qui atteint 178 m du côté de Mariemont[14]. L’ensemble du territoire présente une altitude moyenne d’environ 135 m, avec un minimum de 76 m et un maximum de 204 m selon les données topographiques élargies du secteur[15].
Morlanwelz se situe sur une ligne de partage des eaux séparant le bassin de la Meuse (via la Sambre et le Piéton) et celui de l’Escaut (via la Haine)[14]. La Haine, rivière principale, traverse la commune mais est en grande partie canalisée et couverte dans la zone urbanisée. Deux affluents locaux le ruisseau de l’Olive et le Ry du Bois complètent ce réseau hydrographique. On y trouve également des sources d’eau ferrugineuse, témoignant d’une composition minérale particulière du sous‑sol[14].
Les sols sont limoneux sur les versants et alluvionnaires dans la vallée, constitués de dépôts quaternaires. Le sous‑sol est riche et stratifié: craie d’origine secondaire, houille prise dans des couches de grès et schistes, ainsi que sables et argiles tertiaires. La principale nappe aquifère se situe à la base des sables bruxelliens, utilisée pour l’alimentation en eau depuis 1877[14].
Le paysage ancien était dominé par la forêt Charbonnière, dont subsiste aujourd’hui le bois de Mariemont. La vallée de la Haine comportait autrefois des zones marécageuses, cohérentes avec l’étymologie évoquant un «pays de marais»[14].
Le village ressemble à un amphithéâtre formé par des collines disposées en gradins, offrant un relief assez accidenté. Le point le plus bas se situe dans la vallée de la Haine, à l’arrivée de la Chaussée Brunehaut, au lieu-dit «Platinerie», où l’altitude est de 109 mètres. Le point le plus élevé se trouve sur la route de Bascoup, à 200 mètres au nord du carrefour avec la rue Beauregard, et culmine à 177,50 mètres[16]’[17].
À l’est de la Haine, dans les vallons façonnés par ses eaux et ses ruisseaux tributaires, prédominent les formations quaternaires. À l’ouest de ce cours d’eau, les terrains sont majoritairement d’origine crétacée. Le sous-sol recèle de la houille et, à faible profondeur, on trouve des sables de diverses natures. Du côté du bois d’Hairmont, apparaissent des formations de tuf calcaire. Le terrain houiller affleure à l’est de la Haine, vers la Chaussée Brunehaut et les hauteurs du « Tienne à Caillaux » et du « Calvaire »[18]’[8].
Morlanwelz possède une histoire longue et étonnamment riche, marquée par un passé rural, une romanisation précoce, une période féodale structurante et une industrialisation fulgurante au XIXesiècle. Les premières traces humaines connues remontent à la préhistoire : plusieurs haches en silex ont été découvertes entre 1877 et 1893 sur le territoire communal, témoignant d’une occupation très ancienne[19].
À l’époque romaine, la région est traversée par la chaussée Brunehault, une voie antique monumentale dont le tracé s’étend sur plus de 5 km à Morlanwelz-Mariemont. Sa largeur, variant de 9 à plus de 20 m selon les tronçons, illustre l’importance stratégique de cette route dans l’organisation du territoire gallo-romain[19].
Le Moyen Âge voit apparaître les premières mentions du nom Morlanwelz, dérivé du « gué de Morland », attesté dès 1211. Un château fort domine alors la vallée de la Haine du Xesiècle jusqu’en 1536, structurant la vie locale autour d’un noyau défensif et religieux : l’église, dont l’origine remonte au IXesiècle, sera reconstruite en 1863. Jusqu’au XVIIIesiècle, Morlanwelz reste un village essentiellement agricole, organisé autour de ses terres, de ses hameaux et de son gué[20].
Le XIXesiècle marque un tournant décisif avec l’essor du charbonnage. La famille Warocqué, figure incontournable de l’histoire locale, impulse un développement industriel majeur : mines, métallurgie (Baume et Marpent), boulonneries Cambier, industries alimentaires comme Le Bon Grain. Cette prospérité attire une population croissante et transforme profondément le paysage urbain. Les Warocqué font également bâtir de grandes demeures et un ensemble d’infrastructures sociales et éducatives : crèche, maternité, orphelinat, athénée, lycée. Raoul Warocqué, dernier héritier, joue un rôle central dans cette modernisation[20].
La commune actuelle naît de la fusion de Morlanwelz-Mariemont, Carnières et Mont‑Sainte‑Aldegonde. Après la fermeture progressive des industries traditionnelles au XXesiècle, l’économie locale se réoriente vers les petites et moyennes entreprises, notamment dans des parcs d’activités comme celui de Sainte‑Henriette. Morlanwelz devient aussi une véritable cité d’enseignement, accueillant chaque jour plus de 4 000 élèves, du maternel au supérieur[20].
Enfin, Morlanwelz est indissociable du domaine de Mariemont, célèbre pour son parc paysager de 45ha et son musée archéologique de renommée internationale, héritage d’une histoire prestigieuse remontant à Marie de Hongrie[20].
Le nom de Carnières apparaît dans de nombreux documents anciens, sous diverses formes et presque toujours au féminin pluriel. On retrouve «Carnières» dans le Polyptyque des possessions de l’abbaye de Lobbes entre 868 et 869, «Carneriae» dans une lettre des moines de cette abbaye à l’évêque Otbert de Liège entre 1077 et 1094, ainsi que dans la Charte d’Alard, évêque de Cambrai en 1177, dans une bulle du pape Célestin III en 1194 et dans les Lettres de Robert, chevalier de Carnières, figurant dans le Cartulaire de l’abbaye de Bonne-Espérance en 1212. D’autres documents datés de 1265, 1298, 1460 et 1503 mentionnent également ce nom. On trouve aussi «Carnères» dans le Cartulaire de Bonne-Espérance en 1212 et «Charnières» dans le Cartulaire de l’abbaye d’Aulne en 1393[11].
Au Haut Moyen Âge, le cœur du village de Carnières se trouvait à Collarmont. C’est là qu’on a construit la première église Saint-Hilaire, perchée sur un petit plateau, au lieu-dit « Cron Chesne », presque à flanc de la colline de Collarmont[21] cette église fut démolie en 1874[22]’[23]’[24],[25].
En 1170, une bataille sanglante opposa Henri l’Aveugle, comte de Namur, et son neveu Baudouin IV de Hainaut, au duc de Brabant, Godefroid III, pour le contrôle du comté de Namur. Elle eut lieu près du Beauregard. Bien que vaincu[26], le duc de Brabant fit ravager le village par ses troupes en 1185. Dès le XIIIesiècle, Carnières fut rattaché à la Seigneurie de Carnières, dépendant du comté de Hainaut. Le manoir de la famille de Carnières, situé sur l’un des côtés de l’actuelle place, fut détruit en 1554, mais la ferme du château subsista jusqu’en 1879. À l’est du village, la Seigneurie d’Airmont et d'étendue de 40 hectare abritait un château à l’emplacement actuel de la ferme de la Tour. En 1790, les biens des deux seigneuries furent vendus comme biens nationaux. Le dernier vestige de la Seigneurie de Carnières, le pilori, est aujourd’hui conservé dans l’Orangerie du Musée de Mariemont[27]’[28]. Ce pilori fut érigé sur la place, en face du terrain où l’asile (école Sainte-Thérèse) a été construit. Il était ombragé par un grand marronnier qui entourait la place[29]’[28]’[30]. La paroisse de Carnières englobait une autre seigneurie, Collarmont éloignée fut réunis à celle de Carnières au XIVesiècle[31].
En 1643, sous Louis XIV, le passage des troupes françaises après la bataille de Rocroi provoqua plusieurs incendies et le pillage de l’église (victoire de Condé sur les Espagnols). En 1667, elles imposèrent de lourdes contributions de guerre aux habitants (prise du pays par Turenne). En 1674, les Français passèrent lors de la bataille de Seneffe, opposant Condé au prince d’Orange. En 1675, Louis XIV, accompagné de Vauban, investit les Pays-Bas, et son passage à Carnières entraîna de fortes réquisitions. En 1690, les troupes traversèrent lors de la bataille de Fleurus, où le maréchal de Luxembourg vainquit les Allemands (Ligue d’Augsbourg). En 1692, les Français revinrent pour la bataille de Steinkerque, où le maréchal de Luxembourg triompha de Guillaume d’Orange (Ligue d’Augsbourg), tandis que Louis XIV exigeait de nombreuses prestations[32]. Au XVIIIesiècle, la localité voit l'exploitation de la houille, plusieurs puits s'ouvraient notamment: Saint-Éloi, Placard et Bois des Vallées[33].
Sous la période française, beaucoup de Carniérois furent enrôlés dans les armées impériales, surtout dans les régiments wallons qui se distinguèrent lors de la guerre de Napoléon contre l’Espagne. En 1815, le passage des Alliés après Waterloo provoqua de nombreuses réquisitions et exactions, alors que les vainqueurs étaient à la poursuite de Napoléon[32]’[34].
La révolution belge de 1830 ne fut pas très bien reçue dans la commune. Les autorités locales soutenaient presque entièrement la Hollande et firent venir des troupes dans la commune. Quelques agitateurs, armés de faux redressées et d’armes diverses, allèrent chez les fermiers et les marchands de grains pour tenter de faire baisser le prix des céréales[35]’[36].
En 1862, la ligne de chemin de fer reliant Baume à Marchienne-au-Pont fut inaugurée et passait par le centre de Carnières, mais sans gare sur place. En 1871, à l’initiative d’Arthur Warocqué, un simple arrêt vit le jour, aménagé dans une petite baraque de cantonnier près de la voie, en haut des Trieux. Comme cette installation était trop sommaire, après de longues démarches, la commune obtint enfin une véritable gare en 1883[37]’[38].
Le , des échauffourées éclatent au puits du Placard, appartenant aux charbonnages de Mariemont, faisant des morts et des blessés parmi les grévistes et émeutiers venus de Piéton[39].
En 1914, de violents combats éclatent dans la région, opposant les troupes françaises et allemandes à Collarmont, qui formait l’aile gauche de la bataille de Charleroi. Les Allemands laissèrent 3 658 hommes sur le champ de bataille et commirent divers excès. Un cimetière fut alors créé par l’occupant dans le hameau de Collarmont[40]. Pendant la Première Guerre mondiale, une partie du hameau de Collarmont fut incendiée, deux habitants furent exécutés et 44 autres envoyés en Allemagne comme prisonniers civils. Les Allemands pillèrent, commirent des violences et exigèrent nourriture ainsi que boissons alcoolisées. En 1916 et 1917, 216 Carniérois furent déportés dans des camps allemands, puis rapatriés en raison du manque de main-d’œuvre qui posait problème aux Allemands. Quatre moururent et beaucoup revinrent avec de graves maladies ou restèrent infirmes à vie[41]. En 1919, les troupes anglaises qui avaient été cantonnées dans le village repartirent[42].
La commune de Morlanwelz dispose d’un blason qui lui avait été originellement octroyé le 27 juillet 1908 et montrait simplement les armoiries de la Province de Hainaut. Le seul sceau local datant de 1546 montrait également les armoiries de la Province de Hainaut. Après la fusion des communes du 1er janvier 1977, un petit écu a été ajouté avec une bande et deux étoiles pour Mont-Sainte-Aldegonde et les anciennes armoiries de Carnières[43].
Les armoiries de Carnières lui avaient été octroyées le 23 septembre 1931 et étaient blasonnées: «D'or au sautoir de gueules chargé en cœur d'un annelet d'argent[44]».
Blasonnement:Écartelé, aux 1 et 4 d'or au lion de sable armé et lampassé de gueules, aux 2 et 3 d'or au lion de gueules, armé et lampassé d'azur, chargé en abîme d'un écu parti au 1 d'azur à la bande d'argent, accompagnée de deux étoiles d'or, au 2 d'or au sautoir de gueules[45].
Drapeau de Morlanwelz: Deux laizes longitudinales jaune et rouge avec deux grands losanges évidés se prolongeant l'un dans l'autre, touchant les bords supérieur et inférieur du tablier et formant ainsi la lettre capitale M en noir et la capitale W en jaune.[46].
Le cimetière de Collarmont. Après le combat de Collarmont en 1914, les tombes militaires étaient éparpillées un peu partout. Comme il devenait difficile de les surveiller et de les entretenir, le comité de la Croix-Rouge de Carnières et l’administration communale ont obtenu des autorités allemandes la permission de les rassembler en un seul endroit. C’est ainsi qu’un cimetière a été créé à la limite sud de la localité, près de la lisière du bois de Chèvremont, là où de violents affrontements avaient eu lieu[64]. L’Administration communale s’occupa des travaux, tandis que la Croix-Rouge prit en charge les frais d’exhumation. On y enterra la majorité des soldats français venant de Carnières et des villages voisins, ainsi que des soldats allemands tombés sur place ou aux alentours, et quelques soldats anglais[64]. Après l’Armistice, de nombreux soldats français furent exhumés et leurs restes rapatriés. Quant aux Allemands et aux Anglais, ils furent soit renvoyés dans leur pays, soit inhumés dans d’autres cimetières militaires. Aujourd’hui, le cimetière est reconnu comme un «territoire français». Près de l’entrée, à l’un des angles, se trouve un monument en pierre à la mémoire de tous les combattants qui y reposent, tandis qu’un calvaire imposant s’élève au bout de l’allée centrale[64].
Musée Royal de Mariemont. Devenue bastion de la dynastie de la famille Warocqué à partie de 1831 lorsque Nicolas Warocqué y fait construire un château de style néo-classique. Celui-ci sera modifié à plusieurs reprises afin de d'y installer les collections rassemblées par les Warocqué. En 1917, à la mort de Raoul Warocqué l'ensemble du domaine est céder à l'Etat belge et le château transformé en musée. En 1960, à la suite d'un incendie, le musée est reconstruit par l'architecte namurois Roger Bastin en 1967 à 1971. Le domaine de Mariemont comprend un parc aménagé dans la tradition des jardins à l'anglaise du XIXesiècle[66].
Maison du Temps qui passe.
Maison des Arts et du Patrimoine Social → n'existe plus.
L’économie de Morlanwelz, commune du Hainaut située dans le sillon industriel wallon, se caractérise par un tissu commercial de proximité en mutation et par une volonté affirmée des autorités locales de soutenir la redynamisation urbaine. La commune fait face, comme de nombreux centres urbains wallons, à des défis liés à la vacance commerciale et à l’évolution des modes de consommation. Pour y répondre, elle a mis en place un cadre stratégique visant à renforcer l’attractivité de son centre et de ses noyaux commerciaux[67].
L’activité économique locale repose principalement sur un réseau de petits commerces, de services aux particuliers et de commerçants indépendants, complété par des marchés hebdomadaires qui jouent un rôle structurant dans l’animation économique. Ceux‑ci se tiennent le mardi à Morlanwelz et le vendredi à Carnières, et s’accompagnent d’initiatives saisonnières comme le Marché des Producteurs et Artisans Locaux, destiné à valoriser les circuits courts et les artisans régionaux[68].
Afin de soutenir ce tissu économique, la commune a instauré un règlement d’aide à l’économie locale, destiné à encourager l’installation de nouveaux commerces, la modernisation des enseignes existantes et la diversification de l’offre. Ce dispositif vise notamment à réduire le nombre de cellules commerciales inoccupées, à favoriser l’innovation et à renforcer la résilience économique du territoire. Les aides financières, pouvant atteindre 5 000 €, s’adressent aux commerces implantés dans les trois entités de Morlanwelz, Carnières et Mont‑Sainte‑Aldegonde[67],[69].
Cette politique s’inscrit dans une démarche plus large de gouvernance locale, portée par le Programme Stratégique Transversal 2025‑2030, qui encadre les objectifs socio‑économiques de la commune. Celui‑ci met l’accent sur la modernisation de la gestion publique, l’amélioration des conditions de vie, l’emploi et la cohérence des projets de développement territorial[70].
Dans son ensemble, l’économie de Morlanwelz apparaît comme celle d’une commune en transition, cherchant à conjuguer revitalisation commerciale, soutien aux initiatives locales et valorisation des circuits courts, tout en s’appuyant sur une planification stratégique visant à renforcer son attractivité et sa durabilité.
Le tourisme à Morlanwelz se caractérise par la coexistence d’un riche patrimoine culturel, d’un environnement naturel préservé et d’un héritage industriel typique de la vallée de la Haine. La commune, issue de la fusion de Carnières, Mont‑Sainte‑Aldegonde et Morlanwelz‑Mariemont, s’est développée autour de l’exploitation de la houille et de la craie, mais elle est aujourd’hui surtout reconnue pour le Domaine et Musée royal de Mariemont, considéré comme l’un des ensembles culturels majeurs de Wallonie. Ce vaste parc de 45 hectares, aménagé à l’anglaise, rassemble arbres remarquables, œuvres d’art en plein air et vestiges du château des gouverneurs des Pays‑Bas, tandis que le musée expose des collections allant des antiquités égyptiennes et gréco‑romaines aux porcelaines de Tournai, ainsi que des pièces liées à l’histoire régionale[71].
La commune s’inscrit en bordure de la forêt de Mariemont, dernier vestige de l’ancienne forêt Charbonnière, ce qui lui confère un attrait particulier pour la randonnée et les activités de plein air. Plusieurs itinéraires balisés permettent de parcourir les trois villages, les bois environnants et les paysages façonnés par l’histoire industrielle locale. Le réseau RAVeL, aménagé sur d’anciennes voies ferrées et tramways, offre des parcours cyclables sécurisés reliant Morlanwelz aux localités voisines et traversant un territoire où alternent nature, patrimoine et traces du passé minier[71].
Le tissu culturel local est complété par divers musées et espaces d’interprétation, notamment le Musée de la Haute Haine et le Musée Alexandre‑Louis Martin, installés dans l’ancienne maison communale de Carnières. Ces institutions mettent en valeur l’histoire locale, les traditions et les savoir‑faire régionaux. Le territoire compte également des sites de découverte tels que le prieuré de Montaigu, des fermes pédagogiques et des lieux de folklore, témoignant d’une identité communale vivante et diversifiée[72].
Enfin, Morlanwelz bénéficie de sa proximité avec des attractions majeures de la région du Centre, notamment les ascenseurs hydrauliques du Canal du Centre à La Louvière, classés au patrimoine mondial de l’UNESCO, ce qui en fait un point de départ pertinent pour explorer l’histoire industrielle et hydraulique du Hainaut[71].
Les services de santé à Morlanwelz, commune du Hainaut en Belgique, se structurent autour d’un réseau de centres médicaux, de services spécialisés et d’infrastructures d’accompagnement social. L’offre locale repose principalement sur des centres médicaux pluridisciplinaires, des services de santé mentale, des laboratoires d’analyses, ainsi que des structures d’hébergement et de bien‑être. Ces établissements assurent une prise en charge de proximité pour la population, allant des soins généraux aux suivis spécialisés.
Le Centre médical Cap Sud constitue l’un des pôles de soins les plus fréquentés, proposant des consultations médicales variées et bénéficiant d’une forte appréciation du public[73]. Le Centre médical Arcadia, également situé au cœur de la commune, offre des services similaires et accueille en son sein un point de prélèvements du laboratoire SYNLAB Morlanwelz, permettant la réalisation d’analyses médicales courantes[74],[75]. Pour l’accompagnement psychologique et psychiatrique, le SSM Ariane assure un service de santé mentale reconnu, destiné tant aux adultes qu’aux familles[76].
La commune dispose aussi d’infrastructures dédiées aux personnes âgées, notamment la Maison de Morlanwelz du groupe Seniorissim, qui propose un hébergement permanent et un encadrement médicalisé pour les résidents[77]. À ces services s’ajoutent des offres de bien‑être et de soins complémentaires, comme le centre Mariemont Mieux‑Être, qui contribue à la santé préventive et au mieux‑être général de la population locale[77].
Les transports en commun à Morlanwelz, s’articulent autour d’un réseau combinant services ferroviaires et lignes d’autobus assurées principalement par la SNCB et le TEC. La gare de Morlanwelz, située rue des Déportés, constitue le principal nœud de mobilité. Elle offre des liaisons régionales via les trains S62, L et plusieurs IC, permettant de rejoindre notamment Charleroi‑Central, La Louvière‑Sud, Manage, Luttre ou encore d’autres pôles du réseau national. La gare dispose d’automates de vente, d’un parking, d’une place PMR et de correspondances directes avec les bus du TEC, ce qui en fait un point d’accès multimodal important[78].
Le réseau d’autobus complète cette desserte ferroviaire en reliant les quartiers de la commune et les localités voisines. Plusieurs lignes passent à proximité immédiate du centre, notamment les lignes 30, 82, 84, 132, 133 et 822, qui assurent des liaisons vers Anderlues, Trazegnies, Mons, La Louvière, Maurage ou encore Péronnes‑lez‑Binche. L’arrêt Morlanwelz place Roosevelt constitue l’un des points de passage les plus fréquentés, avec des départs réguliers vers Mons, Maurage ou La Louvière[79].
Les services de transport en commun permettent également de rejoindre Morlanwelz depuis des pôles régionaux tels que Charleroi, Beaux‑Arts, Rive Gauche, divers hôpitaux du bassin carolorégien ou encore l’aéroport de Charleroi via des correspondances. Les trajets combinant bus et train sont facilités par la fréquence des lignes S62 et par la présence de multiples arrêts TEC répartis dans la commune. Les itinéraires proposés par les services de mobilité indiquent que Morlanwelz est intégrée à un maillage dense, permettant des déplacements efficaces dans l’ensemble du Centre et vers les grandes villes voisines[80],[81],[82].
Le sport à Morlanwelz occupe une place centrale dans la vie locale, avec un réseau dense de clubs couvrant un large éventail de disciplines. La commune et ses entités Morlanwelz, Carnières et Mont‑Sainte‑Aldegonde disposent d’infrastructures variées permettant la pratique du football, du basket‑ball, du padel, du tennis, du cyclisme, des sports de combat, de l’équitation, du tir sportif et de nombreuses activités de remise en forme. Cette diversité témoigne d’un ancrage sportif ancien, renforcé par des clubs historiques et d’autres plus récents, souvent très actifs dans les compétitions provinciales et régionales[83],[84].
Parmi les clubs les plus représentatifs, le Renaissance FC Carnières et l’A.S. Morlanwelz incarnent la tradition footballistique locale, évoluant dans les divisions provinciales et rassemblant un large public. Le DPK Carnières Morlanwelz, matricule 1408, illustre l’importance du basket‑ball dans la commune, tandis que le BSEP Futsal Morlanwelz, engagé en D2 RBFA, confirme la vitalité du futsal. Le padel connaît un essor notable grâce au Padel Club Morlanwelz et au Royal Tennis & Padel Club de Morlanwelz‑Mariemont, qui associent installations modernes et formation structurée[83],[84].
Les sports de combat sont également bien représentés, notamment avec Borriello Gym, actif en boxe anglaise, ou encore des clubs de MMA et d’arts martiaux présents dans l’entité. L’équitation occupe une place singulière grâce à des centres comme Le Champ des Licornes ou la Manade de Collarmont, qui combinent activités sportives, pédagogiques et touristiques. Le cyclisme s’appuie sur le Vélo Club Morlanwelz, tandis que la natation, le fitness et le bien‑être sont assurés par des structures telles que Mariemont Mieux‑Être ou DBM Morlanwelz[83],[84].
Enfin, Morlanwelz abrite l’un de ses clubs les plus anciens: la Société Royale de Tir de Morlanwelz, fondée en 1892. Dotée de stands modernes, elle propose tir à air, tir à feu, cibles électroniques et accueille une école de tir ainsi qu’une section handisport. Ce club illustre la dimension patrimoniale du sport dans la commune, où tradition et modernité coexistent[85].
La vie associative à Morlanwelz se caractérise par une densité et une diversité remarquables d’initiatives sociales, culturelles et citoyennes, qui structurent la commune autour d’un tissu local particulièrement actif. Elle s’appuie d’abord sur un ensemble d’organismes publics et para‑publics, dont le Plan de Cohésion Sociale joue un rôle central en coordonnant des actions visant l’insertion socioprofessionnelle, l’accès au logement, la santé et le renforcement des liens sociaux. Ces activités se déploient dans plusieurs maisons de quartier réparties sur le territoire communal, où se tiennent projets intergénérationnels, ateliers participatifs et animations de proximité[86].
À côté de ces structures institutionnelles, la commune accueille un réseau dense d’associations engagées dans la solidarité et l’entraide. La Maison Croix‑Rouge de Morlanwelz constitue un pôle important, combinant épicerie sociale, prêt de matériel médical, boutique de seconde main, accompagnement des personnes âgées ou handicapées, et projets collectifs tels que des ateliers de fabrication de produits ménagers ou la création d’un jardin communautaire. L’association, animée par des volontaires, collabore étroitement avec le CPAS et s’inscrit dans une dynamique de cohésion sociale ouverte à l’ensemble de la population[87].
La vie associative s’exprime également à travers une offre culturelle et folklorique particulièrement riche. La commune abrite un centre culturel actif, une bibliothèque, plusieurs cercles d’histoire et des musées, ainsi qu’un ensemble de traditions populaires très vivantes, dont les carnavals de Mont‑Sainte‑Aldegonde, de Carnières et le Feureu de Morlanwelz. Ces manifestations, organisées par des sociétés locales et des groupes de bénévoles, contribuent à la transmission du patrimoine immatériel et au renforcement du sentiment d’appartenance communautaire[88].
Les activités sportives complètent ce paysage associatif, avec de nombreux groupements locaux et des infrastructures permettant la pratique d’un large éventail de disciplines. La commune soutient également des initiatives citoyennes ponctuelles, telles que des conférences, des marchés de producteurs, des promenades guidées ou des événements caritatifs, qui témoignent d’un engagement constant des habitants dans la vie locale[89].
↑Décret de la Région wallonne du 25 janvier 2018 modifiant les articles L1332-18 et L2212-6 ainsi que l'annexe 3 du Code de la démocratie locale et de la décentralisation publié au Moniteur Belge du 5 février 2018 (Numac: 2018200534)
↑Jean Germain, Guide des gentilés: les noms des habitants en Communauté française de Belgique, Bruxelles, Ministère de la Communauté française, (lire en ligne).
↑Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Louvain-la-Neuve, Peeters, (lire en ligne), p.106.
↑Lieve Viaene-Awouters et Ernest Warlop, Armoiries communales en Belgique, Communes wallonnes, bruxelloises et germanophones, t.2: Communes wallonnes M-Z, Communes bruxelloises, Communes germanophones, Bruxelles, Dexia, , p.567
↑Lieve Viaene-Awouters et Ernest Warlop, Armoiries communales en Belgique, Communes wallonnes, bruxelloises et germanophones, t.2: Communes wallonnes M-Z, Communes bruxelloises, Communes germanophones, Bruxelles, Dexia, , p.568