1. |
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A tous ceux qui ne se rasent plus mais s’épluchent
Qui chaque matin trébuchent
Qui chaque matin se regardent dans la glace
En se disant que ce sera peut-être la dernière fois
Et que ça leur manquera pas
A tous ceux qui ne parlent pas de toute la journée
Et qui ont tellement de choses à dire
Qu’ils n’arrivent plus à les dire
C’est pas parce que t’es seul que t’es sale
C’est pas parce que t’es seul que t’es sale
Lave-toi les gants on passe à table
Les mots qu’on m’a mis dans la bouche commencent à produire leur effet
A ceux qui n’ont aucun mérite, qui n’ont plus le choix, qui sont dos au mur
A tous ceux qui sont nés avec un caillou dans la chaussure
S’il y’a quelqu’un qui mérite une médaille ici c’est lui c’est le mur
A tous ceux qui ont refusé de porter un masque
Tout en sachant que ne pas en vouloir c’est déjà en avoir un
A tous ceux qui voient un paysage de neige quand ils ferment les yeux
A ceux qui pour en finir avec les points de suspension
Ont dessiné des yeux sur leurs paupières
A ceux qui ont tellement changé qu’on ne les reconnaît plus
Aux boiteux, aux raclots, aux maffrés, aux bossus
Qui ont passé leur enfance à dribbler des arbres
Qui aujourd'hui courent à bout de force au milieu des fantômes
Qui ne se reconnaissent plus que dans la buée
A tous ceux que personne n’est venu chercher
Et qu’on traite d’idiot d’avoir été intelligent trop tôt
A tous ceux qui laisseront derrière eux
Un squelette en or ou un portemanteau
A tous les fossés qui nous rapprochent
A ceux qui sont morts mais ne sont jamais partis
Qui dans le regard des autres se retrouvent au fond d’un puits
A tous ceux dont le manque de talent frise le génie
A ceux qui sont venus, qui ont vu, qu’on n’a pas vu, qui sont partis
A tous les minables qui veulent la vengeance
Des minables veulent la vengeance
Des minables veulent la vengeance des minables
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2. |
Robot À La Viande
03:11
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Je me présente
Souvent dos au mur jamais fusillé
Un vautour en peluche
Ma fourchette est un hameçon
Je me fais plein d’amis en ce moment
Je prépare mon enterrement
Mon partenaire de squash est un clodo
Rien de mieux pour retrouver la confiance
Excusez-moi d’avoir le moral
La camisole me va comme un gant
Je paye pour les chanceux
Je gerbe dans ma douche
Toujours accompagné d’un cardiologue
C’est la fin d’une histoire où le début d’une autre
Et le pape il joue ?
Robot Robot Robot à la viande
Robot Robot à la viande
De la viande de Robot
Je me présente
Agent Réel
J’ai grandi dans le paradoxe et travaille dans le parallèle sans faire confiance aux équerres les angles droits sont cruels j’appelle une science nouvelle
Entre les autres et les mots pour dire ce qu’il faut où il faut et quand il faut comme il faut j’excelle à un rythme industriel
Je suis pas un prof mais je suis sec je fonde pas une école mais une secte c’est la conférence de presse d’un otage du système
Rappelle moi dés que tu te déconnectes
Ça fait rire le bourreau
La tête sous le bras l’assassin court toujours
Il mérite une médaille
On va l’arrêter pour le décorer
Je sors de chez moi comme un poilu sortirait d’une tranchée
Dehors c’est le carnaval des chauves
J’avancerais plus vite avec une machette
Je me force pour pas loucher
L’acteur rie mais le miroir pleure
Je suis peut-être fou mais j’ai raison
Les hôpitaux sont des tribunaux
Faut que je me coupe un bras pour te le prouver ?
Né, élevé et abattu en France
Je me peins en noir et je me casse au Togo
Robot Robot Robot à la viande
Robot Robot à la viande
De la viande de Robot
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3. |
Y'a Quoi ? Y'a Que Ça !
03:12
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A force d’attendre la prochaine guerre je vais finir par la déclencher
A force d’enjamber ma vie je finirai bien par trébucher
A force d’entendre des voix je vais finir sur un bûcher
A cause des références y’a plus de repères y’a que des clichés
Des histoires à vomir debout
Un post-it. sur un frigo
Un piéton avec un PV sur le front
Une barrière qui tend le bras
Des HLM allongées par terre
Des frigos vides des frigos pleins
La gloire du goitre
Au tribunal ça défile ! C’est plus un procès c’est un casting !
Plaidé/coupable copier/coller Gendarme/flouté
Et des innocents toujours prêt à passer aux aveux
L’indicible à portée de la bouche
Des yeux privés de viande rouge
Y’a quoi ? Y’a que ça ! Y’a quoi ? Y’a que ça ! Y’a quoi ? Y’a que ça !
Une bible en braille
Le chaînon manquant sous une échelle
Des visages derrière des chiffres
De la corrida en boîte
Le moral des ménages en baisse? Le baril d’esclaves en hausse !
Et toujours la même trouille qu’on retrouve partout
Signaler la présence d’un colis suspect devient un jeu de société
Du travail d’équipe, des bruits de couloirs, des rumeurs de vestiaires, des leçons de survie
Y’a quoi ? Y’a que ça !
Ouverture de la chasse / Reprise des expulsions
Pour colmater les fuites on fait des listes
Celles des avions qui tombent
Celles des maisons qui flambent
On offre un GPS aux paumés
On relooke les chômeurs
Maître noyeur / Chasseur de têtes
Télé implosée / Couscoussière piégée
Suggestion de présentation :
Une paille plantée dans un steak
Tchin ! tchin ! A la tienne !
Y’a quoi ? Y’a que ça ! Y’a quoi ?
Des kamikazes qui portent des casques
Un stéthoscope sur mon cœur
Une main contre ma tête
L’infirmière a l’air inquiète
Je regarde à travers un pare brise cassé
Une séance d’hypnose qui a mal tourné
Du sang pur pour tous
Y’a quoi ? Y’a que ça !
Y’a quoi ? Y’a que ça !
Y’a quoi ? Y’a que ça !
Y’a quoi ? Y’a que ça !
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4. |
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La veille des soldes j’installe des collets
J’arrose les gens avec du désherbant
Je croise des assassins souriant
Bon appétit tatoué sur le ventre
J’ai trop faim pour me faire bouffer
Je ressors d’une église en mâchant une hostie
Mordu par une chauve-souris
Je fais mon footing dans les orties
Plus on me rassure et plus je crie Plus on me rassure et plus je crie
Plus on me rassure et plus je crie Plus on me rassure et plus je crie
Plus on me rassure et plus je crie
Un type bardé d’explosifs se fait sauter dans une cabine téléphonique
C’est la magie du direct
Noyé dans la neige
Perdu dans un fait divers
Je ressors d’un photomaton avec des radios du crâne
On me souhaite bonne année alors que c’est toujours la même
Je sais lire sur les sourires
Qu’est-ce que je vous sers ? Le bar !
Grâce aux progrès de la taxidermie les cadavres sont photogéniques et font la couverture des magazines
De la ritaline dans la purée les enfants deviennent des robots on leur parle on a l’impression de cocher des cases
Et pendant ce temps la Joconde elle sourit
Si les tableaux pouvaient répéter toutes les conneries qu’ils entendent
Et si les morts se levaient qu’est ce qu’ils diraient ?
Si les morts se levaient ils feraient les soldes
Dans les rayons on dirait une battue
Dans cette ville où on n’est pas plus éloigné que de cinq poignées de mains
Chacun se nourrit autour de ce qu’il a autour de son piquet
Dans le métro je serre dans ma main les clés de mon appart
5 minutes plus tard je me retrouve découpé en tranches les pieds cloués à un escalator
Les voyants ont la trouille
Je promène mon caniche en tapant dedans comme dans une canette
Les astrologues se défenestrent
Dans une laverie automatique j’essaie d’enfiler un pantalon comme si c’était une veste
Ici les vautours sont obèses
Un oasis de paix au milieu d’un carnage
Aux feux rouges on verrouille les portières
Le ressort va péter !
On installe la clim. dans un centre de bronzage
Devant mon passage les portes automatiques restent fermées
Du sublime au ridicule y’a qu’un pas
Chaque pas devient un exploit
Un avion dans le ciel et je prie pour qu’il klaxonne
Comme un cocu je suis le dernier à y croire
On vend des cercueils à Leclerc
Ça donne envie d’en avoir un à la maison
Cauchemars rediffusés
Ça me fait bégayer des yeux
Tout le monde à 3 portables et plus personne se parle
Des racines dans les chaussures
Et pendant ce temps la banquise elle fond
Pas de séduction sans sourire
Pas de sourire sans jolies dents
Deux yeux pour une vie
Plus on me rassure et plus je crie
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5. |
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Plus riche que riche
Plus blanc que blanc
Plus con que con
Sourire suivant
Sommeil garanti ou remboursé
Nos artistes ont du talent
Souriez vous êtes bronzés
Sourire suivant
Cesser toute activité physique ou intellectuelle et attendre sans rien faire
Se contenter de végéter
N’ayez pas envie de réussir
N’obtenez pas de résultat
Attendre toujours le dernier moment pour prendre les calmants efficaces
Fermez les yeux et respirez profondément
N’attendez pas d’avoir quelque chose à fêter pour vous mettre à boire
Au réveil consultez votre miroir
Bercez-vous d’illusions
Mourez plus lentement
Séduisez ceux qui vous surveillent
N’attendez pas que les autres vous trompent
Trompez-vous vous-même
Devenez un film pour ceux qui vous regardent
Laissez-vous piéger mentalement
Exécuter les projets d’un autre
Changer sans cesse de traitements et de médecins
Ne jamais perdre une occasion de parler de sa douleur
Votre biologie nous intéresse
La greffe entre époux c’est mieux
Quand on gagne on récupère plus vite
Qu’est-ce que c’est tout ça vu du cosmos ?
On commence à y voir plus clair
On change pas on s ‘améliore
On vieillit plus mieux on rajeunit
On se pèse dans un sable mouvant
Faut se forcer pour tout même pour couler
C’est la fête sans arêtes
C’est la fête sans arêtes
Plus riche que riche
Plus blanc que blanc
Plus con que con
Sourire suivant
Sommeil garanti ou remboursé
Nos artistes ont du talent
Souriez vous êtes bronzés
Sourire suivant
Faut se forcer pour tout même pour couler
La santé vous rend heureux
Le sourire n’est qu’un muscle
C’est comme le catch faut y croire
Quand l’interphone sonne éteignez les lumières
Ne quittez pas on vous passe les menottes
Penser que vous n’y pouvez rien et que c’est exclusivement l’affaire des médecins
Refuser la douleur, la combattre, s’irriter contre elle
Ne tenir compte que du côté négatif des choses
S’assurer sans cesse que la douleur est toujours là
Le dernier qui s’endort éteint le gaz
Pourquoi pas vous ?
N’attendez pas que la calvitie vous scalpe
Suicidez-vous sans vous décoiffer
L’été dernier j’étais un gringalet
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6. |
Garden Party
02:14
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Et tout ce sang qui n’aurait pas coulé
Si seulement on avait pu discuter
Et toutes ces vies qu’on aurait épargné
Si seulement on avait pu s’arranger
Quand ils se taisent, c'est qu'ils vont dire quelque chose
Ils savent ce que parler veut dire
Toujours une citation dans la manche
Ils savent tout et rien d’autre
Ils voudraient toujours jouer sur les deux tableaux
Ils ont trop servi leur ego
En laissant croire que derrière eux y’avait quelque chose d’autre
Alors que derrière y’avait juste eux toujours plus beaux
Des vainqueurs qui gagnent ce que les autres perdent
Ça m’arrache les yeux tellement que c’est beau
C’est pas nécessaire d’être idiot pour vivre ici mais ça facilite les choses
Quand ils auront tout essayé et que rien n’aura réussi
Ils nous apprendront la dignité dans la défaite
Dans le sens des arêtes
La bonne conscience qui civilise l’intelligence
Le bon sens au milieu du chaos
Ils nous feront délateurs pour nous rendre innocents
Prisonnier casanier
Voisin tuteur
Témoin relais
Quand ils dorment on vit leurs cauchemars
Ils n’ont rien contre les excuses! Ils sont mêmes prêts à en recevoir!
Ils croient dominer la foule par l’élégance qui force le respect
Quand ils font pas mal par méchanceté ils le font par bêtise
Un compas dans l’œil
Un fil à plomb dans la tête
Sourds, ils ont ignoré un monde qui hurle
Demain ils expliqueront pourquoi
Ce qu'ils ont prévu hier
Ne s'est pas produit aujourd'hui
Demain ils expliqueront pourquoi
Ce qu'ils ont prévu hier
Ne s'est pas produit aujourd'hui
Tout ce sang il en fallu beaucoup
De la patience du dévouement
Pour qu’il y en ait autant
Et qu’il arrive jusqu’à vous
Et tout ce sang qui n’aurait pas coulé
Si seulement on avait pu discuter
Et toutes ces vies qu’on aurait épargné
Si seulement on avait pu s’arranger
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7. |
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Je me suis marié à la fourrière
Dans le rétro je me demande qui des deux dégainera en premier
Le premier qui se réveille ressuscite l’autre
Y’a trop de tunnels dans nos conversations
On s’est mis à deux pour rater l’immanquable
Les matchs nuls arrangent tout le monde
Quand la balle est au centre elle est dans les deux camps
Depuis je me repose, je fais le point, je refais du sang
Loin de tes mains où mon front est resté
A parler tout seul à des amis imaginaires qui ne sont pas encore nés
Je me demande si c’est moi qui boite ou si c’est la rue
Je prie en marchant je gagne du temps
Je promène le paysage
Vivre dans la défaite c’est mourir tous les jours
Quand on joue sa vie tous les coups sont permis
Derrière moi j’entends des pas
Quelque chose marche derrière moi
Je cherche des regards
Je construis mon passé
La douleur devient le seul motif de discussion
Tu rajoutes de l'essence et tu me consoles
Tu finis par te lasser et tu m’éteins
Ma tête entre mes mains je caresse mes bosses
Dehors ça pleut de la rouille
Au téléphone ça dit rien
Au bord de l'eau ça pense
Dans les couplets ça rime
Ca rime à rien mais ça compense
Quand tu danses c’est comme si je regardai mon chien courir sur la plage
Avec une mémoire pour deux c’était soit la lutte soit la fuite
Le hasard n'a pas de mémoire et j’ai toujours le beau rôle
Le sens qu’on donne aux choses est un membre fantôme
Le plafond réclame un pendu, les murs un peloton d'exécution et le carrelage des cadavres
Des araignées de doigts sont passés sur toi
Et maintenant dès que t’as froid tu penses à moi
Y’a trop de tunnels dans nos conversations
On s’est mis à deux pour rater l’immanquable
Les matchs nuls arrangent tout le monde
Quand la balle est au centre elle est dans les deux camps
Depuis je me repose, je fais le point, je refais du sang
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8. |
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Comme tous les infirmes je rêve d’action
J’insulte les panneaux
Sympa comme un routier
Seuls les séismes peuvent me donner la réplique
Y’a plus de places en enfer on affiche complet
Les fauteuils roulants sont garés sur les places handicapées
Les fossés sont remplis de cyclistes
Les accidents arrivent quand le trottoir change d’idée
Les distributeurs se frottent les mains
Le ciel est un sac poubelle
Ça sent le chien mouillé
Je suis mon propre greffier
Qui voudrait tout ordonner
Tout ranger tout dominer
Toujours quelque chose échappe et retourne au désordre
Et j’ai beau agir, m’agiter
Croire faire avancer les choses
On est un jour débordé
On devient alors spectateur du désordre du monde
Et tous les jours on sauve des vies en ne tuant personne
Je crois qu’ils le font exprès d’être aussi laids
A faire vomir un médecin légiste
Y’a pas de chiens méchants y’a que des mauvais maîtres
On a les sosies qu’on mérite
On a pas le même maillot mais on a la même passion
Un gros plan sur une flaque d’eau devient une inondation
Je fais des tours de rond-point
Je tourne en rond autour d’un refrain
Ça tourne en rond ça sert à rien
Les refrains c’est des tours de rond-point
Ça doit être la cantine des juges
Ici ça manquait de coupables
Ici quand on voit ta gueule on sait combien tu chausses
Quand je lis le journal c’est pour décoder des messages secrets
Quand mon portable sonne je saigne du nez
C’est l’horloge parlante qui me demande l’heure !
Je suis agent secret moi
Je sais des choses que vous n’ imaginez même pas
Des rames de métro disparaissent détournées sur une voie secrète
Collez votre oreille contre les rails et vous les entendrez
Les hommes de l’organisation sont déguisés en touristes
Les pigeons sont des drones
Tout ce qui m’entoure est faux Tout ce qui m’entoure est faux Tout ce qui m’entoure est faux
Je me trouve au milieu d’un décor où les clochards sont des acteurs
Les passants des figurants
Les orphelins n’ont pas de nombrils
Je dors que d’un œil et jamais du même
Je suis une odeur de merguez dans une boutique hermès
Un rot dans une minute de silence
J’ai dû perdre un pari
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9. |
Arbitre Enculé
01:48
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Le ton monte
Tacle à la gorge
Le 7 rouge est fauché en pleine course
Fait 3 tonneaux avant d’exploser
Les commentateurs sont aphones
C’est le tarif tibia péroné
L’arbitre est aveugle il croit qu’on le voit pas
L’entraîneur se plaint d’une violente douleur dans le bras
Les remplaçants brûlent le banc
La surface est minée
Le juge de touche ratisse son camp avec un détecteur de métaux
Une taupe ressort en sang de son trou et meurt les yeux ouverts
J’aide la police je me tape dessus
Je tends un bouquet de fleurs à un platane
C’est pas un brancard qu’il faut c’est une éponge
L’entraîneur est mort de rire en revoyant le film de sa vie
L’arbitre remonte tout le terrain en moon walk
Et désigne le point de penalty pour simulation
Stupeur générale Stupeur générale
Les casques bleus ne répondent plus
Le gardien enfile un gilet pare balles
But ! But ! But !
Le nain jaune fou de joie s’arrache la tête et la dégage dans les tribunes
1-0. Balle au centre
Le match reprend dans un abattoir
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10. |
Bouffe Mon Beat
05:09
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Direct quand il arrive ça scalpe les chauves
Ça chauve les scalps
Tellement de bip dans mes chansons que ça devient du morse
Une morsure
Attaqués par des vipères rendues folles par les décibels tu chies sur ta montre
Tu chies sur ton monstre
Ce beat c’est une boule de nerfs qui grossit au fur et à mesure qu’il avance
Ce beat c’est une boucherie volante
Une boucherie qui vomit du feu
Une course de relais avec un bâton dynamite
Qui démarre dare-dare et qui accélère à chaque virage
Un tabassage passif
Une enclume
Une leçon d’amour au zoo
Une enclume
Un charnier sous le capot
Une enclume putain !
Mieux qu’un coup de foudre le coup du lapin
Un coup sur l’enclume
Mes couilles sur l’enclume
Un beat comme l’enclume
Un beat comme une putain d’armée d’enclumes qui avance sous une pluie de marteaux piqueurs
Tu veux quoi de plus ! Tu veux quoi de plus ! Tu veux quoi de plus ?
T’es pas à une overdose prés si ?
Ce beat c’est une fissure sur un barrage
Ce beat c’est une chute vers le ciel
Sparring partner pour crise cardiaque
Qui salive des yeux devant un cœur assoiffé de sang
Le Mozart des sourds
Le Rodin des mâchoires
Le Fist Fuck de l’oreille
Un kaléidoscope carnivore
Un carnage
Qui sirote une cirrhose et pisse un arc en ciel
Un bordel
Un cercle vicieux dans un cul de sac
Qui se portait mieux quand la terre était plate
T’en bute un y’en a trois qui repoussent
Ça me scie la couille ce foutu beat !
C’est pas un bon riff ça ?
C’est pas un bon beat ça ?
Alors bouffe le !
Bouffe mon beat !
Bouffe mon beat !
Puisque y’a que ça qui t’excites !
C’est tout ce que tu mérites !
Frais comme un lardon
Un chaudron
C'est un beat qui te tape dessus pour t'éteindre
Qui te perce le crane et t'ouvre le cerveau en quatre
Tes nerfs poussent à l'envers, ça t’engorge les coronaires
Tes artères, un fusil, chirurgie dans le noir, catapulte des steaks en pagaille et regarde par terre
Soit tu recolles les morceaux soit tu les jettes à la poubelle
Les poubelles ont la rage
Les égouts ont la haine
C'est une bombe à neurones
Quand tu gum ça fait chewing
Quand tu gum ça fait chewing
Quand tu fast ça fait food
Alors quand tu beat ça fait BAM ! Ça fait BOOM putain !
Un beat qui bouffe un champ, boit un lac, chie un porte-avions
Un beat qui se peigne avant de coller un front
Un beat né d’une éjaculation précoce
Il te vide le frigo
Il t’apprend à tomber
C'est une salle des machines
L’oreille enceinte d’un éléphant accouche d’un puma !
Tu veux quoi de plus ?
Tu veux des frites avec connard ?
Tu veux des frites avec connard ?
Tu veux des frites avec ? Connard !
Salopard va ! Salopard !
C’est pas un bon riff ça ?
C’est pas un bon beat ça ?
Alors bouffe le ! Bouffe le !
Bouffe mon beat !Bouffe mon beat !
Bouffe mon beat !
Puisque y’a que ça qui t’excites !
C’est tout ce que tu mérites !
This beat is
This beat is
This beat is Nonstop
This beat is
This beat is
This beat is Chicotronik
Mâche
Recrache
Mâche
Recrache
Mâche
Recrache
Mâche
Recrache
Mââââche !
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11. |
Point A Point Barre
05:46
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Un timbre sur un bras
Une main courante qui écrit plus vite que la honte
Un singe colle un timbre sur un bras
Qui marche aussi vite qu’une injure
Des singes collent des timbres sur des bras
Qui est toujours en tête et qui gagne la coupe
Mais n’arrive pas à la soulever parce qu’elle est trop pleine
Ou bien elle est vide ou alors c’est l’effort fourni qui la rend trop lourde
Quand t’es dans le brouillard tu t’habitues et ça devient réconfortant
Des termites dans les rotules
Je sors de ma vie comme on sort de son lit
Avec une main qui vient se poser sur un cri
Ou devant l'objectif d'une caméra
Ce que je cherche je ne le sais pas
Je ne sais même pas si je cherche
Je trouve de tout je ne cherche rien
Je me cache pour voir de loin
Je ne veux pas qu'on me regarde dans les yeux
Alors je me cache pour voir de loin
Des gens se croisent
Des voitures circulent
Des parapluies marchent
Des valises roulent
Et pas un regard
Je cherche des regards comme de l’eau sur Mars
Tractions Jésus dans prison fenchui
Un pistolet de détresse dans la bouche
Rentré à l’intérieur d’une mouche
J’ai vu à travers ses yeux
Dopé à mort je joue dans un rêve
Banquier manchot
Tu me serres la pince je dégueule des pièces
La baraka
Point A point Barre
Cendrillon cendrier
Mutants contre moutons
Thèse / Antithèse / Prothèse / France Alzheimer
Play / Pause / Play / Pause / Play / Pause
Je rougis plus je bronze
Une droite décomplexée dans la gueule
Elue à l’applaudimètre
Fracture ouverte
Tu vois ce que je veux dire ?
C’est pas ce que tu crois !
On m’a vu faire un massage cardiaque à une table moi
J’ai déjà fait dérailler une autoroute moi
Au bout du rouleau
On a dragué quoi à part des étangs ?
Dans le ventre mou de l'existence
Y’a des trains qui se défenestrent
A la plage quand je gratte le sable
Je sens des mains qui m’attrapent
Je ranime des souvenirs pour éviter le présent
Je déterre des cadavres pour en faire des remakes
Fais pas celui qui sait pas
Les nuages sont des ovnis
On brade à tour de bras
MSN SMS MST
Un montage de tout et son contraire
Tu veux être millionnaire ? Mais commence d’abord par être milliardaire !
Avant d’allumer un feu je pense d’abord au contre feu
Je passe au Blanco chaque page d’un dico
Je traverse la route déguisé en platane
Quand j’écoute du raï j’ai envie de nems
Ravioli / Rat violé / Corbières rosé / Corbillard rose
5 fruits par jour j’ai bouffé ma main
La rage meurt avec le chien
Depuis des nuits je ne rêve plus
Si je m’endors le plafond s’écroule sur moi
Depuis des semaines je ne sors qu'à la nuit tombée, comme les rats, les chats et les monstres
Je fais déborder les récup verres et le matin je me retrouve avec un masque et un tuba
Depuis des mois la longueur de mon intestin me donne le vertige
J'entends des coups de freins mais jamais de chocs
Depuis des années un hameçon rouille dans ma bouche
Depuis toujours j’ai le sentiment que tout serait pareil sans moi
Mais depuis que je t’ai vu j’ai enfin su ce qui m’arrivait
Quand je perds tout devient beau
Les arbres, la mer, les nuages
Comme si je devais jamais les revoir
Quand je gagne je regarde rien
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12. |
Trop Bon Trop Con
02:55
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Aujourd’hui comme hier
J'attends quelqu'un que je ne connais pas
Qui apparaîtra que si je reste au même endroit
On recommande ça aux enfants quand ils se perdent
Comme un marathonien perdu dans une ville qui à force de marcher sur des râteaux
S’esquive, tombe, se relève, s’excuse, j’ai du mal à suivre
Quand je fais de mon mieux c'est encore pire
Je gâche l’air que je respire
Hors-jeu, je regarde ma vie depuis les gradins
Parfois j'applaudis
Bravo / Merci / Bingo
A l'école on nous a posé une question et c'est maintenant que je lève le doigt
Je fais du miel avec des mouches
Des ricochets sur un mur
C’est toujours mieux que se faire chier dans un fauteuil
Ou tirer des coups francs sur une télé
Ou bien retourner une tortue
Rentrer sa femme / Sortir les poubelles
Etrangler une diva / Fusiller une chorale
Je classe tout ça par ordre alphabétique et quand je rentre chez moi je fais l’appel
Le soir j’en parle à ma soupe elle refroidira plus vite un dîner de con à moi tout seul
Devant un JT présenté par une femme battue
Y’a quelqu’un dans cette ville qui me ressemble et se comporte mal
Déguisé pour un carnaval qui vient d'être annulé
J’ai la tête du premier singe qui a découvert le feu
Je réussis ce que je rate
Et je poursuis ce que je fuis
Je gagne au loto je me flingue
Je réussis ce que je rate
Je suis gauche de la main droite
Un borgne qui verrait double devant toutes ces têtes qui n’en font qu’une
Quand je grille une priorité je dis merci
Donne-moi ta montre je te dirai l’heure
Je suis pas le prince charmant je suis son cheval
Quand on essaie de réprimer les souvenirs il y’a toujours quelque chose qui revient
Je suis celui qui revient
Sans être parti
Je suis celui que tu vois mais que tu ne regardes pas pourtant ce type c'est toi
J'attends quelqu'un que je ne connais pas
Qui apparaîtra que si je reste au même endroit
C’est ce qu’on recommande aux enfants quand ils se noient
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13. |
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Un poisson rouge dispose de 5 secondes de mémoire pour ne pas devenir fou dans son bocal.
Plat du jour ? Une piétinée de cheval
Je sors de table avec un boulet dans le bide
A 4h je mange ma langue
Un dauphin me bat aux échecs
Je bloque une file d’attente et je fini à l’asile
Je ne comprends pas. Je devrais rire ? Vous préparez une carrière comique ? Vous allez nous quitter ?
J’ai rien compris mais je suis d’accord
J’y suis j’y reste je payerai pas plus cher
L’immeuble ne sera plus là dans dix minutes
J'ai vu ce que j'avais à voir
Y’a pas plus mort que moi
Je l’ai lu à l’envers sur le bureau de mon toubib
Je laisse parler les ventriloques
Mon boucher est un artiste
Mon médecin garagiste
C’est pas un jugement de valeur c’est comme ça
J’ai rien compris mais je suis d’accord
Je m’adresse à quelqu’un en parlant dans le vide
On se répond mais on parle pas de la même chose
Je comprends pas un mot de ce qu’ils racontent
Et en même temps je vois très bien où ils veulent en venir c’est de l’hypnose
Les mots couvrent mes gestes
Je me cache pour voir de loin
Comme un gardien d'éolienne
On se regarde dans le blanc du crâne
On sort les calculettes
Pour l’intérêt commun
Pour le bien de tous
J’ai rien compris mais je suis d’accord
Cher journal aujourd’hui
Sous mon nom ils ont marqué
Ci-gît ses tenailles
Chien chauve
Nationalité crânienne
Cœur de cible
Fils de mort
Laveur de carreaux dans un peep-show
Les définitions varient selon les heures selon les jours
Interdit aux chiens et aux hommes seuls
Mer ou montagne ?
Tsunami ou avalanche ?
Mon cœur ne bat pas il fait des pas et quand l’argent dort il rêve de quoi ?
Sous ma chemise bat une horloge
A chaque changement de pile
Une femme hurle et me désigne du doigt
Elle prétend que je l'ai mordue
Je murmure des excuses
J'entends rire autour de moi
J’ai rien compris mais je suis d’accord
Si un avion tombe sur un œuf, l’œuf a tort
Si un œuf tombe sur un avion, l’œuf a tort
Et si l’avion pond un œuf ?
J’ai rien compris mais je suis d’accord
Moins 7 à l’œil droit moins 12 à l’œil gauche
On mélange tout
On mélange tout pour nous rendre fou
Tout ça fait que
Je sais pas où j’en suis
J'en ai trop vu
Pas assez regardé
Un va nu pied
Qui va nulle part
Derrière des yeux
Barricadés
Des cases à cocher
Des choses à cacher
Pour y arriver
Faut se dépasser
Argumentir
Ou se dessaper
On chie sur ta vie
Faut dire merci
On s’est mal compris
Ma tête cette prison
Mon cœur ce parloir
Ma vie ce navet
C’est bien parce que c’est vrai
C’est vrai parce que c’est froid
Et si c’était pas vrai ça se saurait ça se saurait
Ce film tu l’as déjà vu
Puisque c’est ta vie
Ça peut pas être un navet
Vu qu’c’est une parodie
Seul ou mal accompagné
Sur place ou à emporter
J'envie les veaux
J'vends mon cerveau
Binaire comme pas deux
J’y suis j’y reste
Je payerai pas plus cher
J’ai rien compris mais je suis d’accord J’ai rien compris mais je suis d’accord
J’y suis j’y reste
Je payerai pas plus cher je payerai pas plus cher
Ceux qui s’en sortent sont ceux qui tiennent jusqu’à l’hosto, ceux qui gardent les yeux ouverts
Ceux qui te regardent et qui réfléchissent, ce sont ceux là qui survivent
Le soleil se couchera à midi et ne se lèvera plus
Tant pis si cette dent est un pays. Tant pis si cette dent est un pays.
Tant pis si cette dent est un pays. Tant pis si cette dent est un pays. Je répète…
J’ai rien compris. Je répète. J’ai rien compris répétez. On a rien compris…
D’accord ? D’accord ? D’accord ? D’accord ? D’accord ?
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