Noirmoutier en l’île – le Bois de la Chaize – le Vieil

NOIRMOUTIER 2026

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Noirmoutier-en-l’Île Château

Notre gîte est situé à 1.5 km du Centre-bourg et 800 m de la plage de la Clère. Après avoir acheté les courses de base à l’Intermarché de La Guérinière nous allons compléter dans les boutiques du village.

Sous le soleil, le Château offre son meilleur aspect.

A notre premier voyage, l’église était sous les échafaudages, je la découvre donc aujourd’hui. Elle me semble plus grande et plus claire que je ne m’y attendais.

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Noirmoutier-en-l’Île église Saint Philbert

Dédiée à Saint Philbert(mort en 690), elle a subi les ravages des Sarrazins (732) des Vikings(836) et plus tardivement des Hollandais (1674) et désaffectée à la Révolution. Cette visite résume l’histoire de l’Île . Le dépliant décrit les différentes œuvres d’art, retables et statues (1822-1824) et l’ ex-voto (maquette dans une vitrine) et tableau de la Pêche miraculeuse. J’ai surtout aimé la crypte (VII ème siècle).

Même après notre précédent séjour, il reste des découvertes à faire ici !

Visites plus prosaïques dans les belles boutiques de la rue piétonnière : charcuterie-traiteur luxueux, et très belles boulangeries. Le luxe ! je commence à me repérer dans les places de la ville : la place du marché (mardi, vendredi, dimanche), une petite place avec des terrasses de cafés et restaurants et la grande Place d’Armes à proximité du Château, de l’Eglise et du Musée Jacobsen.

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Plage des dames

J’irai me baigner sur « notre » plage, la Plage de Clère à 600 m du gîte. Comme je nage seule et que début juin, les plages ne sont pas surveillées, je préfère prendre mes marques, c’est plus sécurisant.

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l’Estacade du bois de la Chaize

En attendant nous nous retrouvons au Bois de la Chaize qui est un des points remarquables de l’Île avec sa jolie plage des Dames, son estacade, ses belles villas Second Empire. Cette jetée construite en 1885permettait aux estivants d’arriver de Pornic en bateau. Sur l’estacade les pêcheurs remontent de petits carrelets avec chaque fois de minuscules fritures.

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De très beaux arbres, principalement des chênes verts ombragent la pente. La promenade conduit à une sorte de grotte (fermée) ; des sentiers conduisent à la très petite crique : l’Anse rouge dominée par une tour :la Tour Planier.

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L’anse Rouge et la Tour

Par des impasses j’arrive enfin à une plage plus grande La plage des Souzeaux personne sur le sable mais le silence est troublé par des artisans qui terminent les derniers travaux dans les villas avant l’arrivée des juillettistes. En continuant dans les villas on rejoint la Plage de la Clère.

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Le Vieil

L’après-midi, nous continuons la promenade le long de la côte en suivant les Dunes du Vieil puis dans les petites maisons blanches et fleuries du Grand Vieil et du Petit Vieil.

 

Visages d’artistes au Petit Palais de Gustave Courbet à Annette Messager

Exposition temporaire jusqu’au 19 juillet 2026 

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Gustave Courbet – Autoportrait au chien noir

J’ai repoussé cette visite, puis pressée par la date de fermeture, je suis allée au Petit Palais. C’est une exposition un peu hétéroclite. La majorité des oeuvres présentées proviennent des collections du Petit Palais.

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l’atelier Gleyre on pourrait reconnaitre Monet Renoir et Sisley

Les artistes, célèbres en leur temps (fin XIXème siècle) sont souvent tombés dans l’oubli et sont pour la plupart des hommes à deux exceptions près un buste sculpté par Sarah Bernhardt et un grand tableau de Louise Breslau. En contrepoint, des oeuvres contemporaines parsèment l’exposition, oeuvre exclusivement de plasticiennes-femmes : Hélène Delprat, Nina Childness, Annette Messager, Nathanaëlle Herbelin, Sophie Calle, Nan Goldin, Cindy Sherman. 

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Hélène Delprat – autoportrait en cire

Nous entrons dans l’exposition par une série d’autoportraits de Leon Bonnat, Hippolite Flandrin, Carpeaux, Puvis de Chavannes…les deux derniers, je les connais. les portraits sont réussis sans soulever autrement mon intérêt. Bien sûr Courbet est la vedette!

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Sarah Bernhardt : portrait de George Clairin

On aurait presque oublié que Sarah Bernhardt sculptait, et sculptait même très bien. Quant à George Clairin, je le découvre ici, après glooglisage, j’irai le chercher au Musée d’Orsay !

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Carriès : masques de céramique

Sculpture donc! Avec les masques de céramique de Carriès. Encore une découverte pour moi (quelle ignare!). Justement le sculpteur a été portraituré par Louise Breslau dont j’ai fait la connaissance dans le livre d’Evelyne Bloch-Dano : Le Parfum des Années qui écrit :

« Il me semble que Louise Breslau incarne à la perfection la femme-artiste de la Belle-Epoque. Une femme qui choisit de venir à Paris pour peindre et vivre indépendante (mais longtemps pauvre) plutôt qu’une vie conventionnelle … »

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louise Breslau : Carriès dans son atelier

Puisqu’on parle sculpture, je découvre un « panorama des impressionnistes » une collection de bustes de Paul Paulin. je me retrouve en terrain connu!

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Paulin, sculpteur de Camille Pissaro, Monet, Degas (2 bustes) …

Un des thèmes de l’exposition est Fraternité d’artistes du Portrait collectif au récit de l’amitié où de nombreux peintres s’affichent ensemble. Pour l’Exposition Universelle de 1889 un immense panorama rassemblait 600 figures célèbres. la toile a été découpée et un bout figure ici. 

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henner : portrait de Eugénie-Marie Gadiffet-Caillard dite Germaine Dawis

Trop rare visage féminin : Eugénie Gadiffet-Caillard, dite Germaine Dawis, peinte par Henner. Germaine Dawis était son élève et une artiste reconnue alors. Ce tableau a été choisi pour être l’affiche de l’exposition.

Un mur a été offert à Annette Messager dont je ne découvrirai pas le visage (promis par l’exposition) mais une sorte de mosaïque « collection pour trouver pa meilleure signature » et une collection de châteaux. 

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Volton coin d’atelier boulevard de Clichy

Autres portraits de la vie d’artistes : l’atelier.

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nathanaëlle Herbelin : Manifestation pour une deuxième grossesse.

Avec le chevalet sur le bord droit du tableau, on l’imagine dans son atelier. le rideau de douche détonne un peu. Une interview filmée  permet de faire connaissance avec Nathanaëlle Herbelin qui parle de l’importance de l’atelier. Découverte il y a quelques temps à Orsay CLIC, elle se situe dans la proximité des nabis.

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Vuillard : les quatre anabaptistes : Pierre Bonnard

Et puisqu’on parle des nabis, voici donc trois tableaux d’une série : Les quatre anabaptistes, Vuillard peint Maurice Denis réaliant La Vie de Sant François, Pierre Bonnard et Aristide Maillol.

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Claire Tabouret : Transformation Self-portrait

Sautant du coq à l’âne, je reviens à nos contemporaines : Sophie Calle et cette installation photographique après 2001, où elle s’est fait suivre par un détective (on voit surtout sa voiture et les compte-rendus écrits de ses déplacements) . Claire Tabouret peinte avec la collerette de Franz Hals sculpté par Carriès correspond tout à fait au sujet de l’exposition. Quant à Cindy Sherman déguisée en Fornarina avec des prothèses mamaires et un faux ventre recouvert d’une sorte de loque de rideau, elle fait fuire les deux jeunes filles  « c’est malaisant » cit l’une d’elle.

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Cindy Sherman : « untiltled » en Fornarina

Finalement, cette exposition qui ne m’a pas charmée d’emblée, est beaucoup plus riche que je ne pensais sur place.

Karoly Ferenczy – modernité hongroise au Petit Palais

Exposition termporaire jusqu’au 6 septembre 

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Karoly Freund est né à Vienne en 1862, a étudié le droit 1878à Budapest, 1884 long séjour en Italie, 1886 : Munich, magyarise son nom en Karoly Ferenczy, 1889 s’installe à Szentendre puis en 1896 à Nagybanya où une colonie d’artistes travaille en plein air; En 1903 pivre une école des Beaux arts à Budapest, voyage, expose et meurt en 1917. 

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Portrait dfe Karoly Fererczy par sa femme Olga Fialka

L’Exposition du Petit Palais rend compte de la diversité des styles et des sujets abordés par Karoly Ferenczy

naturalisme : 1890 -1893

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1890 jeunes filles et géraniums

Inspiré par Jules Bastien-Lepage ses portraits sont quasi photographiques et les couleurs plutôt neutres 

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1891 devant les affiches

Il peint ses enfants, sa femmes  et ses familiers.

Munich (1893-1896) L’éveil symboliste

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le chant de l’oiseau

Ce nouveau styles fait plus de place à la nature. Les couleurs sont plus vives avec des verts et des rouges vifs. Deux tableaux se répondent Orphée et le Chant de l’oiseau présentés côte à côte Orphée, violoniste, porte un pagne rouge  qui répond à la robe rouge de la femme enceinte. Un rapace est charmé par le violon tandis que la femme s’accroche au tronc du bouleau pour voir l’oiseau qui chante (que nous ne voyons pas). j’ai baucoup aimé ces deux tableaux. Moins Adam et l’Adoration des Mages, trop symboliste pour moi. 

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1904 – Le peintre et son modèle dans la forêt

Nagybanya : un atelier à ciel ouvert

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1897 Le sermon sur la montagne

Dans cette ville minière (Baia mare, Maramures en Roumanie)dans la montagne, une colonie d’artiste s’est installée sous le signe du travail en plein air, de la vie collective et de la rupture avec la tradition.

Une affcihe montre les peintres avec leurs chevalets et pinceaux partant peindre à l’extérieur. Une photo montre un atelier de plein air avec au moin 15 chevalets. L’exposition fait aussi une place aux autres artistes comme  cette prière matinale des mineurs, ou portraits de Tsiganes; de paysans, bûcherons..

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1898 Oscar Gratz La prière matinale des mineurs

Grands tableaux aux thèmes bibliques mais aussi illustration des poèmes d’un poète juif Jozsef Kiss 

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Joszef Kiss

« Peindre au soleil »

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1903 la Femme peintre

la couleur et la lumière prennent une importance primordiale

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1905 matinée ensoleillée

Dans ce même style Karoly Ferenczy célèbre la baignade dans la nature avec 6 tableaux où on voit même les chevaux se baigner, 

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jeunes garçons à la baignade

il peint aussi des nus féminins, des athlètes, des acrobates d’un cirque.

j’ai un peu fait l’impasse sur les portraits qui forment un quart de sa production picturale. J’aime mieux les portraits de personnages que je connais….Puis le style évolue, la couleur se fait encore plus vive. On pense au fauvisme…Impossible de rendre compte de l’ensemble de l’oeuvre dans un court billet.

Un regret toutefois : quand Karoly Ferenczy a épousé Olga Fialka elle était une plasticienne reconnue qui exposait. Elle a abandonné la peinture pour élever ses enfants. L’exposition montre le portrait de Ferenczy et un tableau. J’aurais aimé qu’on lui offre une meilleure place. 

merci à lorenztradfin de m’avoir signalé cette exposition CLIC

Licornes au Musée de Cluny – médiévales, exotiques ou dystopiques?

Exposition termporaire jusqu’au 12 juillet 2026

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la Dame à la Licorne : les cinq sens -l’Odorat

La Licorne est en son Palais au Musée de Cluny. Impossible de se dérober à une longue visite et de passer un long moment à détailler les tapisseries des Cinq Sens et ses les allégories, de chercher les animaux cachés parmi les fleurettes. 

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gazelle unicorne tibetaine

Il est donc logique que Le Musée de Cluny ait imaginé une exposition thématique sur les Licornes. On y découvre des licornes exotiques (avec ou sans corne) comme cette licorne tibétaine

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Licorne poursuivant un éléphant

ou ce panneau émaillé perse ou indien où la licorne qui poursuit l’éléphant est bien reconnaissable.

De très belles gravures anciennes racontent des légendes de licornes insistant sur le symbole de virginité .

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Nikki de Saint Phalle

le mythe a traversé le temps et des licornes modernes m’ont interpellée.

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La Noble Pastorale de Suzanne Husky (2017) 202×243 cm

La Noble Pastorale de l’artiste éco-féministe Suzanne Husky revisite la Tapisserie de la Licorne. La nature paradisiaque a laissé la place à la déforestation . Un homme affronte à mains nues l’engin destructeur. Et en ce moment Fontainebleau brûle! 

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Réel – Julien des Monstiers

Licorne fissurée en premier plan, à l’arrière plan les tours de refroidissement d’une centrale. Encore une image actuelle : certaines centrales sont à l’arrêt pour garder une température convenable dans les cours d’eau.

Réalité ou dystopie?

Carnac : plages, sentier côtier à la Trinité-sur-mer

MORBIHAN JUIN 2026

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Plage de Men Du

Pour le pique-nique de midi, je me faisais une joie de retourner dans le centre-bourg de Carnac où les commerces étaient si accueillants. J’ai tout faux : lundi, le boucher est fermé comme la plupart des commerces, le distributeur de billets est vide. Heureusement, la boulangerie nous dépanne avec de belle quiches et du kouing aman.

Je n’avais pas envisagé Carnac comme une destination balnéaire; Carnac évoque les alignements, le Tumulus et le Musée de la Préhistoire.

La grande Plage de Carnac est longue de 2 km de sable blanc très fin. C’est la plus belle de la région. Elle est bien mise en valeur avec une tranquille promenade plantée piétonnière, très éloignée de la circulation automobile.

Sur le bord du parking du Club nautique, un curieux dispositif attire mon attention : un support métallique est prévu pour poser le smartphone. Ne pas zoomer. Juste prendre la photo. Des milliers de photos avec leur date et heure de prise de vue peuvent être collectées pour une étude sur l’évolution du trait de côte. Les très nombreuses données seront analysées dans le cadre d’une étude participative. Un dispositif analogue est aussi installé sur le parking de la plage Men er Beleg à Saint Philibert. Une intelligence artificielle pourra analyser les données. Autant j’ai des réserves par rapport à l’IA, autant ces études participatives m’enthousiasment. C’est très gratifiant de participer à une étude scientifique et si facile de collecter des datas nécessaires.

Aller/retour sur le sable très doux et une incursion de l’autre côté du club nautique sur la Plage de Saint Colomban, plus petite. La pluie interrompt ma promenade.

Du côté Est, nous découvrons la plage du Men Du très découverte à marée basse. Un cordon de sable permet d’atteindre à pied sec la petite île de Stuhan. Je ne m’attarde pas, je n’ai pas consulté  l’horaire des marées.

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Marais salant de Kervilhen

Vers la Trinité-sur-mer, le GR se confond avec la D186 pour passer sur une digue une zone humide, le Marais de Kerdual et l’anse de Kerdual. Un très beau parking est aménagé dans la forêt et le GR rejoint le Marais de Kervilhen – Espace Naturel Sensible – c’ est une zone protégée, bassin d’alimentation des oiseaux dans la vasière et un petit marais salant a été réhabilité récemment. Des panneaux expliquent l’arrachage du Baccharis, une plante invasive introduite à la fin du XVIIème siècle dans le sud-ouest. Les oiseaux sont très bruyants. Je regrette d’avoir oublié mes jumelles. Le sentier conduit à la jolie plage de Kervillen, fait le tour de la Pointe puis rejoint le port de la Trinité.

Martin Schongauer(1445-1491) au Louvre

Exposition temporaire jusqu’au 12 juillet 2026

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La Vierge au buisson de roses

Martin Schongauer est né à Colmar en 1445, meurt à Vieux-Brisach en 1491. Né dans une famille d’orfèvres, il manie le burin et devient un graveur d’estampes virtuose.

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Saint-Georges combattant le dragon

Dans un format minuscule, dans cet espace circulaire, Martin Schongauer met en scène trois plans, Saint Georges et le dragon, mais aussi la princesse et à l’horizon le château. Finesse et richesse des détails dans cette si petite estampe. Schongauer s’est inspiré d’un maître anonyme ES.

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Rogier van der Weiden -Triptyque de la Famille Braque

Il s’inspire également de Rogier van der Weiden présenté dans l’exposition. 

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Adoration des bergers

La peinture de Schongauer est très restreinte. Seules 7 oeuvres sur es panneaux de bois sont conservées et la fresque de Vieux Brisach. L’adoration des bergers est aussi un très petit format avec un luxe de détails, aussi bien dans les baluchons oubliés, le chapeau de paille, les physionomies des personnages et même des animaux. Le paysage est traité avec un soin extrême.

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Annonciation

 

Le Retable de Saint Barthélémy et de Sainte Marie-Madeleine est peint sur les deux faces d’un côté les deux saints et à l’avers 4 saynettes du massacre des innocents. Mes deux tableaux préférés sont Noli me tangere avec des oiseaux et des grenades et La Vierge au Buisson de Roses

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Noli me tangere
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oiseaux (détail de La Vierge au buisson de roses)

Une vidéo explique les symboles dans ce « jardin clôt » symbolisant la virginité de Marie. le chardonneret avec sa huppe rouge = la passion du Christ, pinsons et rouge-gorge sont dessinés avec un soin extraordinaire, on voit la petite langue, une brindille dans un bec….

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Fuite en Egypte

La suite de l’exposition est plutôt consacrée aux gravures. Schongauer a illustré l’histoire sainte. Les estampes ayant vocation à se multiplier et à être diffusées dans toute l’Europe, les chefs d’oeuvre de Schnongauer ont inspiré graveurs, orfèvres, émaux de Limoges, sculpteurs sur bois et même un jeu de 52 cartes!

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Dürer : fuite en Egypte/

Albrecht Dürer admirait Schongauer qu’il appelait « le beau Martin »

On retrouve les mises en scène des estampes jusqu’à Cracovie ou en Espagne dans le retable de Montserrat de Bernat

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Saint Antoine tourmenté par les démonts – Bernat

Impossible de rendre compte de tous les chefs d’oeuvres présentés au Louvre. Malheureusement il reste très peu de temps pour aller les voir

matinée à Auray après-midi sur le sentier côtier de Saint Philibert

MORBIHAN JUIN 2026

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Auray pont sur le Loch

Une course à pied ce déroule ce matin dans les rues de la ville d’Auray fermée à la circulation automobile. Ce n’est donc pas le meilleur jour pour une visite touristique, les monuments sur le parcours sont fermés. En revanche, il règne une ambiance de fête. Devant l’Hôtel de Ville, sur un podium tout est prêt pour un apéro musical.

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La place d’Aura&y et ses maisons à colombages

En haut de la Rue du Château des djembés africains résonnent, en bas de cette rue un orchestre de jazz écossais, (pas de cornemuse mais des musiciens en kilt). Des rubans rouge et blanc limitent le parcours. Les spectateurs affluent, brandissent des pancartes d’encouragements. Des enfants acclament les papas, d’autres portent des dossards et participent à la course des petits. C’est un évènement très sympathique qui mobilise toute la ville par un dimanche bien gris.

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Auray rue du château

Entre les boucles de la course, je découvre les curiosités d’Auray . Rue du jeu de Paume : la prison et ses cachots ordonnée par Louis XVI, terminée en 1788. Elle a vu passer Cadoudal, une des célébrités de la ville. J’arrive place des Halles. Place de l’Hôtel de ville de belles maisons à pan de bois sont alignées au fond. Sur les côtés de jolies boutiques.

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Auray – Saint Gildas

L’église Saint Gildas a été bâtie entre 1623 et 1663. Son clocher a été rehaussé en 1832 pour servir d’amer aux marins. Les vitraux de 1930 retracent la vie de Saint Gildas. Né en Ecosse (490-504 ?) il aurait fait le voyage en Irlande puis à Ravenne et se serait installé en face de la presqu’île de Rhuys où il aurait fondé le monastère de Saint Gildas. Il se serait éteint dans l’île d’Houat. Son corps fut retrouvé à Crouesty dans une épave. Un vitrail montre le corps du saint dans une barque.Non loin de l’église, une chapelle sert maintenant de lieu d’exposition mais aujourd’hui elle est fermée.

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le petit port de Saint Goustan

Je descends la rue du Château pour arriver au Pont sur le Loch qui est un des symboles d’Auray et son logo. La route de Vannes à Lorient y passait, c’était un axe principal très fréquenté depuis le Moyen Âge. Des panneaux racontent son histoire à travers les siècles mais ce n’est pas le moment de les recopier, les coureurs dévalent la rampe à l’emplacement de l’ancien Château d’Auray dont on devine les vestiges. Il y a donc foule sur le pont.

Le port de Saint Goustan

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Le petit port où sont amarrés de jolis bateaux de bois est pittoresque. Les terrasses des restaurants sont bondées. Je découvre le grand portrait street-art de Benjamin Franklin qui débarqua le 4 décembre 1776 après une longue traversée pour quérir un soutien militaire à la jeune république américaine auprès du Roi de France. Les maisons à colombage se tassent sur le port et le long des rampes pentues. De très jolies enseignes me plaisent bien.

Nous achevons la visite de la ville, finalement je n’ai pas visité le mausolée de Cadoudal (en bonne républicaine) ni l’impressionnant sanctuaire de Sainte Anne d’Auray.

Nous avons préféré rentrer à Saint Philibert pour piqueniquer sur les bords de la plage de Men er Beleg jolie petite anse tranquille protégée par la Pointe de Men er Beleg  à l’extrémité de la grand pointe de Saint Philibert entre la Ria de Saint Philibert (Ster) et la Ria  de la Rivière de Crac’h qui sépare Saint Philibert de la Trinité-sur-mer. Le GR suit très précisément le rivage aut autour de cette pointe de Saint Philibert.

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Saint Philibert Men er Beleg

Je choisis de remonter la ria du côté oriental, faisant le tour de la Pointe de Men er Beleg . le sentier s’engage ensuite dans une exploitation ostréicole. La Ria est très tranquille, peu profonde, plutôt vaseuse ; Le GR va d’un ostréiculteur à un autre, certains ont des cabanes de dégustations, d’autres doivent être contournées. Je m’enfonce dans un chemin creux. De très beaux arbres se détachent ou l’abritent. Promenade facile et très agréable. Je remonte jusqu’à l’église et ses deux fontaines que j’ai découverte le jour de l’arrivée.

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Saint philibert sentier côtier

Pour termine l’après midi ; nous suivons la rive occidentale que la route longe. Ambiance très différente sur la Trinité-sur-mer qu’on voit de loina ria est plus profonde, l’eau plus agitée. Le GR est parallèle à la route c’ »est moins agréable pour marcher

la Prequ’ile de Rhuys – Arzon et Saint Gildas

MORBIHAN JUIN 2026

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Arzon moulin à marée de Pen Castel

Le soleil radieux nous incite à explorer un peu plus loin la presqu’île de Rhuys qui se trouve tout près de Kerpenhir où nous étions hier. Il faut faire tout le tour du Golfe du Morbihan, une soixantaine de kilomètres. Heureusement la route est rapide, juste avant Auray nous montons sur la RN 185 , quatre voies comme une autoroute mais gratuite, évitons Auray et Vannes ; Relais pris de Noyalo à Sarzeau jusqu’à Arzon avec juste quelques ronds-points pour nous ralentir.

Arzon

Arzon (2271 habitants selon Wikipédia) est très urbanisée. L’Office du Tourisme se trouve à Port Crouesty à 800 m du Centre-bourg. Marina énorme, crée en 1973, le plus grand port de plaisance de Bretagne, entouré d’immeubles modernes sans âme, beaucoup de béton, un tout petit peu de bois, aucun intérêt.

Le sentier côtier fait le tour des pointes déchiquetées qui s’avancent dans le Golfe du Morbihan.

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Arzon : menhir de la POinte de Bilgrois et au fond Kerpenhir

Pointe de Bilgrois, la plus occidentale. Le ciel est chargé, le vent qui souffle fort donne une impression dramatique. Pas de dolmen comme indiqué sur la carte, un menhir parmi les graminées qui ondulent au vent. Kerpenhir est si proche qu’on voit els silhouettes qui se pressent autour de la table d’orientation. Un peu plus bas : la plage de Treno , à marée basse des rochers. Pas de sentier de randonnée. « il se trouve plus loin à Monteno » m’explique un monsieur bien aimable.

Nous nous perdons dans le dédale de ce « village » pavillonnaire malgré le plan qui nous a été offert à l’Office de Tourisme. Lotissement de maisons blanches, impasses, rue …pas de trace du sentier côtier, ni de la côte d’ailleurs, accès réservé aux riverains. Bernon, on se perd à nouveau. On demande Kerners au GPS qui le reconnait grâce à la base de kayak.  Enfin !

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ARzon – Pointe de Kerners kayaks

De la base nautique partent aussi les bateaux pour les îles : Ile aux Moines. Le soleil est revenu. Le sentier autour de la Pointe de Kerners est très bien entretenu avec de très beaux panoramas sur le Golfe et les Iles. Il domine la mer que j’aperçois entre les branches tortueuses de très beaux arbres. L’eau est redevenue bleue. Le golfe est beaucoup plus calme que l’océan.

Nous reprenons la voiture jusqu’au Moulin de Pen-Castel (connu du GPS). C’est un moulin  à marées sur une digue. D’un côté le Golfe de l’autre, un étang. Un premier moulin du XIIème siècle devient propriété des Ducs de Bretagne. Les moines de saint Gildas le reconstruisirent au XVIIème siècle. Moulin à farine, la liste des meuniers est exposée à l’intérieur. Un salon de thé et une salle d’expositions sont aménagés. Exposition de pascale Chauvet, une plasticienne de la région, qui expérimente diverses matières et techniques : aquarelle, verre, collages de petits carrés cousus pour former une tenture colorée. Mon préféré est une tenture où des capsules de pavots sont cousues sur un fond clair (carreaux de notices de médicaments. C’est écolo (upcycling).

Tour de la Pointe Saint Nicolas jusqu’à rejoindre le sentier là où j’avais fait demi-tour ce matin. Les plantes sont étiquetées comme dans un arboretum. Amusant à lire d’autant plus que les plantes identifiées sont des plantes sauvages qui pour part ont disparu sous les exubérances des plus vivaces. Les prunelliers ont envahi l’églantier, les ronces et le lierre, les moins communes. Un couvre sol moins commun est formé de tradescantia appelée ici Ephémère de Rio, pour moi, c’est de la Misère. Les énormes Cyprès de Lambert ont des troncs imposants et des racines qu’il faut enjamber. Promenade ombragée même si aujourd’hui, je rechercherais volontiers le soleil.

Saint Gildas de Rhuys

De l’autre côté de la Presqu’Ile de Rhuys : l’océan que nous allons trouver à Saint Gildas de Rhuys beaucoup plus tranquille et moins construite qu’Arzon. Cap sur l’Abbatiale qui dépasse tous les toits. Vue de derrière, elle est très belle avec son chevet roman et les modillons sculptés à têtes humaines charmants. La façade est néo-classique, reconstruite en 1699 après que le clocher foudroyé ne s’effondre sur la nef. J’apprécie moins.

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Saint gildas chevet de l’abbatiale -modillons

L’Abbaye est encore active, elle a été un centre pour handicapés, maintenant elle a une vocation culturelle et spirituelle. Elle ne se visite pas. Pas de visite non plus pour l’église où se déroule une cérémonie (enterrement). C’est l’occasion d’évoquer le personnage de Gildas que je retrouve chaque jour ou presque en Morbihan. Gildas a fondé l’Abbaye en 530. En 1125, Abélard en devient abbé et les moines le déçoivent. La côte sur l’océan à la Plage de Port Maria est très différente de  celle du Golfe. Plus sèche, plus grise, moins fleurie, battue par les vents

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St Gildas plage de Port maria

Anselm Kiefer : Hommage à Segantini – Musée Marmottan

Exposition temporaire jusqu’au 16 Aout en regard avec l’exposition Segantini

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Je suis toujours impressionnée par la puissance des oeuvres de Kiefer. 

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j’apprécie toujours les expositions contemporaines au sous-sol du musée Marmottan-Monet.

 

Et pour finir, des boissons pétillantes dans le kiosque du jardin que j’ai découvert. Un endroit particulièrement accueillant.

Giovanni Segantini – Voglio vedere le mie montagne – musée marmottan-monet

Exposition temporaire jusqu’au 16 aout 2026

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Giovanni Segantini (1858 -1899) né à Arco dans le Trentin austro-hongrois, passe sa jeunesse en Lombardie. Après une enfance chaotique, il est même interné dans une maison de redressement pour vagabondage, il regagne Milan pour devenir peintre. 1880 s’installe dans la Brianza à Puisano, puis à Savognin dans les Grisons.

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La cueillette des cocons

Segantini a peint les montagnes, paysages et habitants. Il apporte le même soin à décrire la vie rurale, le travail des bergers et les animaux.

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Dernier Labeur

Dernier labeur évoque la peinture de Jean-François Millet .

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Effet de lune

Il porte un regard attentif aux bergers et aux moutons qu’on retrouve sur nombreux tableaux. Il joue avec les effets de lumière (il a été assistant dans l’atelier de photographie de son demi-frère).

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les deux mères (très grand tableau 2 m)

Une autre thème de prédilection est la maternité. La mère et l’enfant sous la lampe, dans l’ombre : la vache et son veau. Un autre tableau montre les deux mères : la femme et une brebis.

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Ave Maria à la Traversée

Ave Maria à la Traversée est l’oeuvre que j’ai préférée. La composition est particulièrement intéressante. Les deux arceaux de la barque amorcent la composition circulaire. Cercle des rides de la surface de l’eau mais surtout cercles de lumière (cela ne se voit malheureusement pas sur ma photo). Presque au milieu de l’horizon le soleil se couche et les rayons irradient le ciel et se reflètent sur le miroir de l’eau. 

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les deux mères

Dans ses paysages de haute montagne, il peint selon le divisionnisme en utilisant une technique différente de Seurat ou Signac qui sont plutôt pointilliste. Il peint des traits fins. 

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Certains paysages sont beaucoup plus précis, presque photographiques

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Segantini meurt en 1899 en descendant du Schafberg « Je veux voir mes montagnes » sont ses dernières paroles.