Busano
| Busano | |
Église paroissiale | |
| Noms | |
|---|---|
| Nom piémontais | Busan |
| Administration | |
| Pays | |
| Région | |
| Ville métropolitaine | |
| Code postal | 10080 |
| Code ISTAT | 001043 |
| Code cadastral | B284 |
| Préfixe tél. | 0124 |
| Démographie | |
| Population | 1 578 hab.[1] (2026) |
| Densité | 309 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 45° 20′ 00″ nord, 7° 39′ 00″ est |
| Altitude | Min. 317 m Max. 317 m |
| Superficie | 510 ha = 5,1 km2 [2] |
| Divers | |
| Saint patron | Santissimo nome di Maria |
| Localisation | |
Localisation dans la ville métropolitaine de Turin. | |
| Liens | |
| Site web | Site officiel |
| modifier |
|
Busano est une commune italienne de la ville métropolitaine de Turin dans la région Piémont en Italie.
Géographie
[modifier | modifier le code]Busano est située à environ 30 km au nord de Turin. Elle s'étend sur une superficie de 5,06 km² et culmine à une altitude de 321 mètres[3].
Histoire
[modifier | modifier le code]Origines et toponymie
[modifier | modifier le code]Le toponyme Busano est attesté depuis 1198 sous les formes « Buxanus » et « Buzanus »[4]. Selon des études locales, il dériverait du nom romain Busius ou Aebutius, suivi du suffixe -anus indiquant l'appartenance, signifiant ainsi « le domaine de Busius » ou « d'Aebutius ». Cette origine confirme la présence romaine dans la région du Canavais, probablement liée à un système de centuriation.
Moyen Âge : le monastère et les seigneurs
[modifier | modifier le code]Au XIe siècle, le seigneur Émeric, seigneur de Barbania, Corio, Busano et Rocca, fonde un monastère bénédictin féminin à Busano. La première abbesse, Libania, fille d'Émeric, meurt en 1064 et est vénérée comme bienheureuse. Le monastère joue un rôle non seulement religieux, mais aussi défensif et organisationnel pour la communauté, avec des vestiges de tours médiévales et d'un ancien ricetto (refuge fortifié) encore visibles dans le centre du village.
Au XIVe siècle, Busano est intégrée dans le fief des comtes Valperga, branche de Rivara, puis passe sous la juridiction du marquisat de Montferrat. Ces transitions féodales illustrent la fragmentation politique typique du Piémont médiéval, avec le bourg pris entre pouvoirs seigneuriaux et Église.
Époque moderne : les Savoie
[modifier | modifier le code]Avec le traité de Cherasco au XVIIe siècle, Busano passe officiellement sous le contrôle des ducs de Savoie. Les ducs, de Victor-Amédée Ier à Charles-Emmanuel II, consolident leur pouvoir territorial. Busano, comme d'autres bourgs du Canavais, bénéficie de cette stabilité politique et s'intègre dans un système administratif plus solide.
Au XVIIIe siècle, avec Victor-Amédée II, devenu roi de Sicile (1713) puis roi de Sardaigne (1720), Busano est intégré dans un État tourné vers l'Europe et la Méditerranée. Les réformes savoyardes touchent également les communautés locales, avec une régulation accrue des confréries, de la fiscalité et de la gestion agricole[5].
XIXe et XXe siècles
[modifier | modifier le code]Au XIXe siècle, Busano suit le destin du Piémont savoyard jusqu'à l'unification italienne de 1861, devenant une partie intégrante du nouveau Royaume d'Italie dirigé par les Savoie.
Jusqu'au XXe siècle, Busano est une frazione de la commune de Rivara. Cette année-là, elle obtient son autonomie communale, renforçant son identité civique. En 1955, les armoiries et le blason communal sont officiellement accordés par décret du président de la République italienne.
Patrimoine
[modifier | modifier le code]- Église Saint-Thomas-Apôtre (it) (vers 1500), liée au monastère féminin médiéval.
- Église de la Sainte-Trinité (vers XVIIIe siècle), décorée de symboles trinitaires et abritant une reproduction de l'étendard de la confrérie.
- Église Saint-Roch, liée au culte paysan et à la protection contre les épidémies.
- Tour-porte du ricetto, conservant des traces de l'ancienne horloge médiévale à contrepoids, remplacée dans les années 1960.
Administration
[modifier | modifier le code]Pomata, Grangiasa
Communes limitrophes
[modifier | modifier le code]Rivara, San Ponso, Favria, Barbania, Vauda Canavese, Oglianico, Front, Valperga
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ « Resident population by age, sex and marital status on 1st January 2026 », sur demo.istat.it, Istituto Nazionale di Statistica italiano, (consulté le ) (Remarque : Lier le fichier à l'ensemble de données techniques.)
- ↑ « Classificazioni statistiche – anno 2026 », sur www.istat.it, Istituto Nazionale di Statistica italiano, (consulté le ) (Remarque : Lier le fichier à l'ensemble de données techniques.)
- ↑ « Comune di Busano » [archive du ], sur Comuni-Italiani.it (consulté le )
- ↑ (it) « Busano (TO) », sur Tuttitalia.it (consulté le )
- ↑ (it) Alessandro Maldera, « Storia Busano: dai Valperga ai Savoia, chiese e autonomie locali », sur Mole24, (consulté le )
