Strambino
| Strambino | |
Strambino : vue depuis le château, avec l'hôtel de ville à gauche. | |
| Noms | |
|---|---|
| Nom français | Strambin |
| Nom piémontais | Strambin |
| Administration | |
| Pays | |
| Région | |
| Ville métropolitaine | |
| Code postal | 10019 |
| Code ISTAT | 001269 |
| Préfixe tél. | 0125 |
| Démographie | |
| Gentilé | strambinesi |
| Population | 6 018 hab.[1] (2026) |
| Densité | 267 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 45° 23′ 00″ nord, 7° 53′ 00″ est |
| Altitude | Min. 250 m Max. 250 m |
| Superficie | 2 250 ha = 22,5 km2 [2] |
| Localisation | |
Localisation dans la ville métropolitaine de Turin. | |
| Liens | |
| Site web | Site officiel |
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Strambino (en français Strambin) est une commune italienne de la ville métropolitaine de Turin, dans la région Piémont.
Géographie
[modifier | modifier le code]Strambino s’élève sur une zone formée par un grand glacier du Pléistocène, qui a transporté au fil du temps de nombreux débris formant une série de reliefs morainiques, appelés la Serra di Ivrea. La commune se trouve à environ 12 km au sud-est de la ville d’Ivrée.
Le village est situé sur une zone collinaire et est entouré de nombreuses zones cultivées. Le centre historique, de type médiéval, se caractérise par des rues étroites et la présence de bâtiments importants comme le château et les églises historiques. Autour de ce centre, on trouve des quartiers plus récents, construits dans les années 1960 et 1970.
Histoire
[modifier | modifier le code]Les premières traces de centuriation romaine sont présentes dans la zone, mais les premières sources historiques remontent à la fin du Xe siècle. Un acte de donation daté du 4 septembre 996 mentionne l’existence du bourg, dont Giselfredus (de la famille des Avogadri) était probablement déjà un dominus loci. Très proche du centre de la marche d’Ivrée, le bourg fit partie des possessions d’Arduin et des évêques d’Ivrée.
Au début du XIIe siècle, Strambino dépendait très probablement de la haute seigneurie de l’évêque d’Ivrée. Le premier essor de Strambino en tant que commune peut être situé au début du XIIIe siècle, lorsque la domination épiscopale a cédé la place à celle des comtes San Martino et des Valperga de Masino. Un document de 1279, concernant la régulation des frontières avec Romano Canavese, atteste que Strambino était déjà une commune à cette époque[3].
À partir de la fin du XIIIe siècle, pendant les luttes entre Guelfes et Gibelins, qui se sont prolongées pendant environ trois siècles, Strambino a été à plusieurs reprises pillée et une fois complètement incendiée et détruite : seul le château a su résister.
Au XVIe siècle, les armées françaises et espagnoles se sont affrontées à plusieurs reprises sur les terres piémontaises, causant de graves dommages aux populations locales.
Le fief de Strambino et le vasselage correspondant envers les Savoie ont continué d’exister jusqu’en 1797, année à partir de laquelle les comtes San Martino sont devenus propriétaires allodiaux du château et des terres environnantes.
La période de stabilité créée après l’invasion française a duré jusqu’au début du XIXe siècle. En 1800, Napoléon Bonaparte a franchi le Alpes par le Grand-Saint-Bernard et, après avoir pris Ivrée, a livré la victoire à la bataille du pont de la Chauselle, au nord-est de Strambino. En 1867, le village a été frappé par une épidémie de choléra au cours de laquelle plus de 200 personnes ont perdu la vie.
Au XIXe siècle, Strambino a connu une importante présence industrielle textile, qui a donné un essor au village jusqu’au milieu du XXe siècle.
Patrimoine
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Monuments et lieux d'intérêt
[modifier | modifier le code]- Château de Strambino : situé au sommet de la colline qui domine le village, il s’est développé à différentes époques, à partir du premier noyau du XIe siècle[4].
- Palazzo del Comune : bâtiment de grandes dimensions, de style néoclassique. La voûte de la salle du conseil, peinte par Cattaneo, est remarquable.
- Église paroissiale de Strambino : conçue par l’architecte Carlo Andrea Rana et construite entre 1764 et 1786. La particularité de cette église est que son plan, vu d’en haut, représente la silhouette d’une grenouille.
- Église Saint-Roch : située à l’intersection entre le Cours Turin et la Via IV Novembre, elle a été construite vers le XVIIe siècle et, à partir de 1824, a servi de chapelle funéraire.
- Église des Disciplinés ou Sainte-Marthe : située via Perrone, elle a été construite sur l’ancien oratoire des Disciplinés. Elle est dédiée à la confrérie de Saint-François-d’Assise et Sainte-Marthe. En 1973, elle a été désacralisée puis donnée à l’administration communale de Strambino.
- Église Sainte-Marie-des-Vignes : située viale Marconi, presque à la frontière avec Romano Canavese, elle a été construite vers 1220, la première documentation concernant cette église datant de 1223. Elle a été restaurée vers 1500 dans le style baroque. Elle est traditionnellement appelée « Madonna delle Vigne ».
Transports
[modifier | modifier le code]La commune est traversée par la ligne de Chivasso à Aoste, la gare de Strambino est desservie par des trains régionaux (R).
Administration
[modifier | modifier le code]Cerone, Carrone, Crotte, Realizio
Communes limitrophes
[modifier | modifier le code]Ivrée, Romano Canavese, Caravino, Vestignè, Mercenasco, Vische, Candia Canavese
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ « Resident population by age, sex and marital status on 1st January 2026 », sur demo.istat.it, Istituto Nazionale di Statistica italiano, (consulté le ) (Remarque : Lier le fichier à l'ensemble de données techniques.)
- ↑ « Classificazioni statistiche – anno 2026 », sur www.istat.it, Istituto Nazionale di Statistica italiano, (consulté le ) (Remarque : Lier le fichier à l'ensemble de données techniques.)
- ↑ (it) « Strambino », sur Distretto Canavese (consulté le )
- ↑ (it) A, « Strambino (TO) : Castello », sur Archeocarta, (consulté le )
